Vendredi, 20 Juillet, 2018

Un détenu islamiste blesse trois surveillants — Pas-de-Calais

Un détenu islamiste poignarde trois surveillants dans une prison du Pas-de-Calais Illustration AFP
Manon Joubert | 12 Janvier, 2018, 00:21

Ce détenu avait été condamné pour des faits de terrorisme.

Trois gardiens de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, ont été légèrement blessés au cours d'une agression commise par un homme, considéré comme le cerveau des attentats de Djerba en 2002. Son pronostic vital ne serait pas engagé. Le second collègue a esquivé un coup porté au niveau de la carotide. Un troisième agent s'est pris des coups dans le dos.

Christian Ganczarski, un Allemand converti à l'islam, et condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle pour complicité dans l'attentat contre la synagogue de Djerba en 2002, a agressé deux surveillants et un officier, jeudi après-midi, dans la prison de Vendin-le-Vieil. D'après l'UFAP-Unsa, vers 16 heures, "à l'ouverture de la cellule, l'agresseur a crié Allah Akbar à chaque fois qu'il mettait des coups de lames aux collègues ".

Il aurait réussi à se procurer ou se fabriquer une arme qui pourrait être une paire de ciseaux ou un couteau de cantine aiguisé. "C'était un détenu chiant mais pas violent", confie encore une source syndicale. Selon 20 Minutes, il venait d'obtenir sa libération mais venait aussi d'apprendre qu'il serait extradé vers les Etats-Unis pour une autre affaire. Un détenu marocain de 24 ans, Bilal Taghi, avait attaqué et tenté de tuer à l'arme blanche deux surveillants, revendiquant son geste au nom de Daech, dans ce qui était apparu comme la première action jihadiste en prison.

Selon une source syndicale, c'est après avoir appris cette demande d'extradition vers les Etats-Unis que ce détenu, marié et père de plusieurs enfants nés en France, aurait " complètement vrillé ".

Le parquet de Paris a ouvert ce jeudi soir une enquête pour "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste ". Elle a été confiée à la Sous direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

En effet, Christian Ganczarski est également suspecté par la justice américaine d'avoir eu un rôle dans les attentats du 11 septembre 2001.

La présidente du Front national (FN) Marine Le Pen a immédiatement annoncé sa venue vendredi matin sur place, affirmant qu'il s'agissait d'"une étape supplémentaire (.) dans l'ultra-violence dans un centre pénitentiaire déjà tristement célèbre pour les agressions régulières d'agents par des détenus radicalisés".