Mardi, 18 Septembre, 2018

Turquie : Erdogan rêve toujours d'une adhésion à l'Union européenne

Emmanuel Macron et Tayyip Erdogan le 19 septembre 2017 Emmanuel Macron et Tayyip Erdogan le 19 septembre 2017
Manon Joubert | 05 Janvier, 2018, 11:50

L'annonce a été faite samedi 30 décembre par la Turquie: le 5 janvier, le président Recep Tayyip Erdogan sera à Paris. "Nous avons des problèmes financiers parce que acheter Cumhuriyet aujourd'hui c'est devenu un acte de courage", explique Endin Aygin, éditorialiste du journal.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré que les purges engagées à la suite du coup d'Etat avorté de juillet 2016 en Turquie n'étaient pas finies, et que la Turquie allait condamner " autant de personnes qu'il sera nécessaire de condamner ".

Le président Erdogan compte par ailleurs relancer ses relations avec l'Europe, considérablement dégradées depuis la vague de répression dans son pays et le quasi-gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. Il a notamment salué le soutien de Paris, mais aussi de Berlin, sur sa vive condamnation de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington.

La Turquie va devoir faire "des gestes très concrets" sur les droits de l'homme si elle veut donner un nouvel élan à sa candidature européenne, a déclaré jeudi un responsable français à la veille d'une visite du président turc à Paris.

"Je pense que la coopération entre la France et la Turquie est d'une importance vitale pour la paix régionale et mondiale", a déclaré M. Erdogan avant son départ pour Paris.

La Turquie d'Erdogan est dans une situation de chaos, dans une fuite répressive permanente. "Il fallait bien commencer quelque part", estime-t-il, peu optimiste sur la possibilité d'un apaisement des relations avec Bruxelles en 2018: "On peut voir un changement discursif, mais je ne pense pas que, structurellement, les relations puissent avancer", affirme-t-il.

Et de poursuivre: " La France est l'un de nos plus importants partenaires économiques.

Paris comme Ankara souhaitent aussi accroître leurs échanges économiques qui s'élevaient, en 2016, à 13,38 milliards de dollars, selon Ankara.