Jeudi, 16 Août, 2018

Pimkie : la rupture conventionnelle collective abandonnée

Martinez accuse PSA de vouloir Pimkie : faute d'accord, le projet de ruptures conventionnelles collectives abandonné
Napoleon Lievremont | 10 Janvier, 2018, 00:20

Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 8 janvier 2018 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Le député de La France insoumise Alexis Corbière a vivement critiqué mardi le système des ruptures conventionnelles collectives et son usage par des grands groupes comme Pimkie ou PSA, un dispositif qui selon lui "facilite le licenciement" et créé le risque d'un "chantage au chômage".

C'est une première en France.

Les ordonnances réformant le droit du travail imposent aux entreprises intéressées de signer un accord majoritaire avec les syndicats, représentant plus de 50% des salariés. Les syndicats entendent se battre afin d'obtenir un plan de départs volontaires avec un véritable accompagnement et des congés de reclassement, ce qui n'est pas prévu dans une rupture conventionnelle collective. La direction doit s'exprimer dans la journée auprès de la presse sur ce projet.

"Dans un communiqué publié le 29 décembre, la direction avait parlé d'un projet de " retournement d'entreprise", " alors que (le) chiffre d'affaires s'érode depuis 10 ans " et que " Pimkie présente des résultats déficitaires depuis 2015, sans être parvenu à inverser cette tendance ". Elle avait par ailleurs ajouté que la rupture conventionnelle collective détenait de nombreux "avantages" qui, contrairement au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), habituel dans ce genre de cas, préserverait davantage d'emplois. En revanche, syndicats et salariés doivent donner leur accord.