Vendredi, 20 Juillet, 2018

Manifestation de policiers à Limoges

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Manon Joubert | 10 Janvier, 2018, 00:23

Le ras-le-bol est de plus en plus présent dans les rangs de la police. Marqués par les violentes agressions de deux de leurs confrères à Champigny-sur-Marne, et d'un autre à Aulnay-sous-Bois, ils ont décidé de manifester leur colère et leur indignation.

Dans le cadre d'un mouvement national, 40 personnes se sont rassemblées ce mardi 9 janvier à midi devant l'hôtel de police de Limoges.

En moins de vingt-quatre heures, ce sont de nombreux policiers qui ont été agressés et blessés pour assurer la sécurité de nos concitoyens et des diverses festivités. Une nouvelle fois, c'en est trop pour les force de l'ordre qui condamnent avec force les nouvelles violences commises à l'encontre de policiers.

Protection et reconnaissance sont deux mots qu'UNITE SGP POLICE - FO n'a de cesse de réclamer avant que la situation ne devienne explosive. "Les élus et la population doivent avoir une prise de conscience très rapide". Les auteurs d'attaques envers tout type de police doivent être sanctionnés.

Le syndicat porte donc plusieurs revendications: " la mise en place de tribunaux avec des magistrats spécialisés pour toute agression de personne dépositaire de l'autorité publique, la criminalisation de ces agressions et des peines minimum ".

On a le sentiment de ne pas être suivi par la Justice. "Tout individu qui s'en prend à un policier doit savoir qu'il ira en prison, et pour longtemps". "Nous voulons du concret, des effectifs, et un renfort sur notre statut et de réelles mesures pénales et fermes, une réponse pénale adaptée", martèle Gilles Clain.