Jeudi, 26 Avril, 2018

Les deux policiers racontent leur passage à tabac — Champigny

Les affrontements ont été violents en marge d'une fête à Champigny-sur Marne le soir du réveillon Les affrontements ont été violents en marge d'une fête à Champigny-sur Marne le soir du réveillon
Manon Joubert | 05 Janvier, 2018, 11:52

Une deuxième enquête a été ouverte sur les conditions d'organisation de la soirée en marge de laquelle les deux policiers ont été violemment agressés dimanche à Champigny-sur-Marne, alors que les syndicats demandent des mesures face au "sentiment d'impunité" des agresseurs de policiers.

Les enquêteurs en charge des investigations concernant l'affaire des deux policiers tabassés le soir du Nouvel An à Champigny-sur-Marne tentent toujours ce vendredi 5 d'identifier précisément les jeunes qui ont porté les coups aux fonctionnaires. Leurs récits font état de l'indubitable violence de l'attaque. "Leurs témoignages, recueillis dans la plainte qu'ils ont déposée le 1 janvier, confirment la violence des faits". Un officier se tenait non loin de là lorsqu'il a reçu "un violent coup dans le dos, porté par un manche en bois, de type manche de pioche", alors qu'il s'avançait vers les lieux de la fête qui avait dégénéré. Transportée à l'hôpital Saint-Camille de Bry-sur-Marne, la policière s'est vu prescrire une Interruption temporaire de travail (ITT) de sept jours. Il poursuit, dans sa plainte: "Mon gilet pare-balles a absorbé une partie du choc et j'ai réussi à maintenir mon équilibre". Mais l'agression ne fait que commencer.

La soudaineté de l'assaut a obligé les deux agents à se séparer pour tenter d'échapper aux agresseurs. "Cinq ou six personnes extrêmement belliqueuses se sont avancées vers moi. le premier était toujours menaçant quand j'ai sorti mon arme de service".

De son côté Laurie confie: "Je me suis protégée avec les mains et je me suis roulée en boule".

LIRE AUSSI Coignard - Agressions de policiers: et si on filmait? . Ce dont elle se rappelle en premier, ce sont ceux qui l'ont secouru. Elle se souvient seulement des deux garçons et des deux filles qui l'ont portée jusqu'à une voiture de police pour lui prêter assistance, rapporte le quotidien. Sans eux, impossible de savoir quand est-ce que les agresseurs se seraient arrêtés.