Jeudi, 18 Janvier, 2018

Iran: Macron défend le "nécessaire respect" de l'accord nucléaire

Le président américain Donald Trump le 10 janvier 2018 à la Maison Blanche à Washington Le président américain Donald Trump le 10 janvier 2018 à la Maison Blanche
Manon Joubert | 14 Janvier, 2018, 00:27

Considéré comme un succès majeur de la diplomatie américaine sous la présidence de Barack Obama, l'accord sur le nucléaire iranien avait été signé le 14 juillet 2015 à Vienne par l'Iran et six grandes puissances, soit les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Anthony Samrani estime que "la position des Européens est on ne peut plus claire: il faut préserver l'accord nucléaire, vivement critiqué par le président américain, tout en imposant de nouvelles lignes rouges à Téhéran".

Les États-Unis restent pour l'instant dans l'accord historique de 2015 sur le nucléaire iranien mais Donald Trump a lancé vendredi un ultimatum aux Européens afin qu'ils l'aident à le durcir dans les prochains mois s'ils veulent éviter un retrait pur et simple de Washington.

Par contre, le Trésor américain a décidé d'imposer de nouvelles snctions à quatorze personnes et institutions iraniennes liées à des violations des droits de l'homme, à des fournitures d'armes à des organisations terroristes au Moyen-Orient comme le Hezbollah ou à la politique de censure en vigueur en Iran.

Ces sanctions ciblées ne remettent pas en cause l'accord sur le nucléaire mais constituent un "message fort" des Etats-Unis contre le régime iranien. "J'appelle donc les pays européens à se joindre aux Etats-Unis pour remédier aux terribles lacunes de l'accord (de 2015), s'opposer à l'agression iranienne et soutenir le peuple iranien". Il a redit vendredi que l'accord n'était pas "renégociable".

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. D. R. "Ceci n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire", a-t-il expliqué, " mais il y a un besoin urgent de le faire ".

L'Iran se tiendrait à ses engagements dans le cadre d'accords signés avant celui du nucléaire, a précisé le reportage. "La communauté internationale doit se préparer à une possible sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire d'ici quelques jours", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de cet accord, cité par l'agence de presse iranienne Irna. La radio RFI indique que "le développement par l'Iran de missiles balistiques et également le rôle de Téhéran jugé néfaste dans plusieurs conflits de la région", inquiètent et ont aussi été discutés avec M. Zarif. Le responsable a aussi appelé à "un intense travail" entre Moscou, Pékin et les Européens pour sauver le texte.