Samedi, 20 Octobre, 2018

Intermarché aurait aussi vendu des produits interdits — Lait contaminé

Lait contaminé : mis en cause par le gouvernement, Lactalis répond Intermarché aurait aussi vendu des produits interdits — Lait contaminé
Napoleon Lievremont | 11 Janvier, 2018, 00:21

"Il s'avère que 384 boîtes de lait ont échappé à cette procédure de rappel mise en?uvre dès le 21 décembre et ont été vendues dans les jours qui ont suivi", a annoncé dans un communiqué le groupe, qui a "instantanément procédé à l'appel des clients identifiés".

"Les Magasins U expriment leurs regrets pour ce dysfonctionnement et continuent à tout mettre?uvre pour assurer la sécurité de leurs clients", conclut l'enseigne.

Au lendemain des révélations sur les ratés de Leclerc, c'est au tour de l'enseigne des 3 Mousquetaires d'être soupçonnée d'avoir vendu des produits, après et en dépit du vaste rappel des autorités. Le premier groupe français de grande distribution, E.Leclerc, a reconnu, hier, avoir vendu des reliquats de produits Lactalis concernés par le rappel, du 21 décembre, dans certains de ses magasins. Plusieurs produits de lait infantile, ayant pourtant fait l'objet d'un rappel officiel, seraient toujours en vente dans certaines de ses enseignes. Intermarché va pour sa part arrêter "définitivement" de commercialiser des laits infantiles de la marque Milumel. L'organisme public avait mené une enquête nationale pour vérifier que la procédure de retrait et de rappel avait bien été respectée, a-t-il ajouté. "On ne sait rien: les rappels ont-ils bien été effectués en France, mais aussi dans les 65 autres pays concernés? Ont-ils été détruits? ", s'interroge-t-elle. Le groupe a précisé qu'à "ce stade, nous avons deux produits qui nous ont été remontés par deux consommatrices".

"Des clients ont d'ores et déjà été informés permettant le rappel des produits incriminés, les derniers clients sont en train d'être identifiés et contactés", a assuré Auchan.

"Il faudra déterminer les responsabilités et ça ce sera fait avec la plus grande - je l'espère - rapidité et sévérité si les responsabilités sont avérées", a déclaré sur RTL mercredi matin Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui a rappelé qu'un numéro vert (+33.(0) 1.71.53.51.20) avait été ouvert.