Mercredi, 14 Novembre, 2018

Armées : les grands projets d'Emmanuel Macron

Toulon: Emmanuel Macron est à bord du Dixmude Macron et l'armée: opération rabibochage
Manon Joubert | 22 Janvier, 2018, 01:37

Emmanuel Macron se rend dans la rade de Toulon le 19 janvier pour présenter ses vœux aux forces armées.

Emmanuel Macron a également annoncé que le "renseignement sera un volet important de la programmation militaire". Le service national de 10 mois avait été supprimé en 1996 par Jacques Chirac.

Ainsi, le projet de loi de programmation militaire, qui devrait être présenté début février en Conseil de Défense, "portera la trajectoire des ressources à 2% du produit intérieur brut en 2025, avec des marges d'ores et déjà garanties de 1,7 milliard d'euros chaque année jusqu'en 2022 [et] de 3 milliards d'euros en 2023", a-t-il expliqué.

En contrepartie, le président a réclamé aux Armées "la plus grande exigence collective", prévenant qu'il y veillerait "personnellement".

La dissuasion nucléaire est "depuis plus de cinquante ans la clé de voûte de notre stratégie de défense", a rappelé M. Macron, ajoutant que "la dissuasion fait partie de notre histoire, de notre stratégie de défense et elle le restera", et que ce modèle de dissuasion "nous permet de conserver notre autonomie stratégique et notre liberté d'action". Il a notamment déploré "les taux d'indisponibilité" de certains équipements au sein des Armées. Le chef de l'Etat s'est toutefois montré exigeant envers les industriels de défense. Le président de la République a également pointé du doigt ainsi que le lobbying exercé, dans les "couloirs, les coursives", par les partisans de la construction d'un deuxième porte-avion.

"Aujourd'hui, grâce aux efforts de toutes les nations impliquées, l'organisation militaire de Daesh au Levant est presque totalement défaite. Je suis confiant que dans les prochaines semaines nous parviendrons à cette victoire militaire sur le terrain", a-t-il confirmé. Si les mots n'ont pas atteint la violence et les excès du 13 juillet, le message subliminal restait le même: une affirmation - teintée de défiance maladroite - de sa primauté sur une institution dont il ne comprend l'utilité qu'à l'aune des coûts qu'elle représente.