Понедельник, 11 Декабря, 2017

Sommet UA-UE : 3.800 migrants à rapatrier d'urgence de Libye (Commission UA)

Nana-Addo Lors de la visite du président français Emmanuel Macron au Ghana le président Nana Akufo Addo a adressé un message fort à la jeunesse africaine
Manon Joubert | 03 Декабря, 2017, 01:05

Des "opérations d'évacuation d'urgence" des migrants victimes des trafiquants d'êtres humains en Libye seront menées "dans les prochains jours ou semaines", a annoncé mercredi soir à Abidjan, le président français Emmanuel Macron, en marge du sommet UA-UE.

Outre la France, l'UA, l'UE, le secrétaire général des Nations unies, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Tchad, le Niger, la Libye (représentée par le président Fayez al-Sarraj), le Maroc et le Congo-Brazzaville y ont été conviés. Lors de cette réunion d'urgence, il a été décidé qu'une task force serait créée pour contrer les passeurs en Libye. Lors d'une conférence de presse à l'ambassade de France, c'est Emmanuel Macron qui a annoncé les mesures prises par les participants. L'Union africaine, l'Union européenne et l'ONU doivent ainsi, a-t-il dit, accroître leur soutien à l'Office international des migrations (OIM) "pour aider au retour de toutes et tous les Africaines et Africains qui le souhaitent vers leur pays d'origine".

Les dirigeants africains et européens ont par ailleurs décidé de "mettre en place 'une coopération étroite' de leurs services de police et de renseignement 'pour démanteler les réseaux et leur financement et interpeler les trafiquants'" [FranceInfo]. "Alors qu'il a qualifié le trafic d'êtres humains de " crime contre l'humanité " devant le président du Burkina Faso, Emmanuel Macron a continué sur sa lancée en s'attaquant à ces réseaux: " Ces trafiquants d'êtres humains sont profondément liés aux réseaux de trafiquants d'armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la région", a-t-il indiqué, ajoutant que " tout sera fait pour démanteler ces réseaux et leur financement".

"L'Union Européenne, l'Union Africaine et l'ONU se sont aussi engagées à procéder à toutes les mesures de gel des avoirs et sanctions financières à l'encontre des trafiquants identifiés ou de celles et ceux qui ont sont en lien avec eux". Le quotidien explique que Paris a déjà commencé à mettre en pratique ce système avec un "premier petit contingent de réfugiés rapatriés de Libye en novembre".