Понедельник, 11 Декабря, 2017

L'ex-président Saleh aurait été tué — Yémen

De la fumée s'échappe d'un bâtiment de la capitale yéménite Sanaa le 3 décembre 2017- AFP De la fumée s'échappe d'un bâtiment de la capitale yéménite Sanaa le 3 décembre 2017- AFP
Manon Joubert | 06 Декабря, 2017, 00:22

Ali Abdallah Saleh est mort dans l'attaque de son convoi à Sanaa, la capitale yéménite.

La crise entre M. Saleh et les Houthis pour le contrôle des finances et le partage du pouvoir, aggravée par des soupçons de contacts secrets entre l'ex-président et Ryad, a dégénéré dans la capitale yéménite qu'ils contrôlaient ensemble depuis plus de trois ans. Le palais de la République à Sanaa a été particulièrement visé alors que les rues ont été désertées dès le début de la soirée lundi par des habitants craignant de nouveaux bombardements. Dans un communiqué diffusé hier, les rebelles ont annoncé la mort de Ali Abdallah Saleh à la suite d'affrontements à Sanaa. Des responsables Houthis l'avaient ensuite menacé de mort.

Lundi, la chaîne de télévision iranienne Al-Alam et l'agence d'information iranienne Tasnim ont affirmé que M.Saleh avait été tué par les insurgés Houthis. Il a en même temps confirmé implicitement une campagne de répression contre des proches d'Ali Abdallah Saleh, en déclarant avoir ordonné aux services de sécurité de "prendre des mesures contre les saboteurs et tous ceux qui ont collaboré avec eux". Il a souhaité voir les membres du parti de l'ex-président "unir leurs rangs avec le reste du peuple yéménite". La nouvelle de sa mort a d'abord été annoncée sur les ondes de la radio tenue par les houthis.

Après avoir dirigé de 1978 à 2012 le Yémen, Ali Abdallah Saleh avait été déchu suite à l'explosion criminelle de sa résidence lors du printemps arabe. Bien accueilli par les Saoudiens, ce geste a provoqué la fureur de ses alliés houthis qui y ont vu une trahison et un coup de force contre leur alliance destinée à riposter à l' "agression" saoudienne.

Appel à l'union des membres du parti de l'ex-président. Des vidéos diffusées par des Houthis ont montré son corps sans vie, les yeux figés et l'arrière de la tête portant une profonde entaille.