Понедельник, 11 Декабря, 2017

Les Etats-Unis se retirent du Pacte mondial sur la migration

ONU: Trump retire les Etats Unis d’un pacte mondial sur les migrants et les réfugiés Ouistreham, le 5 octobre. Le pacte mondial sur la migration doit améliorer la gestion international des réfugiés et des migrantsPlus
Manon Joubert | 04 Декабря, 2017, 00:22

C'est la mission américaine auprès de l'ONU, qui en a fait l'annonce samedi.

Le retrait américain du projet de Pacte mondial sur les migrations intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire.

Sur la base de ce texte, le Haut-commissaire aux réfugiés a été mandaté pour proposer un pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel en 2018.

"La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions incompatibles avec les politiques américaines d'immigration et de réfugiés et les principes édictés par l'administration Trump en matière d'immigration ", indique la note de l'administration américaine.

Dans un communiqué publié sur son site internet, la Mission des Etats-Unis a annoncé "avoir notifié au Secrétaire général des Nations Unies sa décision de mettre un terme à sa participation au processus du Pacte visant à parvenir à un consensus international en 2018".

" L'Amérique est fière de son héritage en matière d'immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde ", a souligné dans le communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Mais " l'approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine ", considère Nikki Haley, dans la droite ligne du discours unilatéraliste de Donald Trump à l'ONU en septembre dernier.

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis se sont retirés de plusieurs engagements pris sous l'administration de Barack Obama, comme l'Accord de Paris sur le climat. Le 45e président des Etats-Unis promet de le " déchirer ". Deux mois plus tard, il tentait de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain jugé défavorable aux Américains. Des négociations sous une épée de Damoclès, puisque sans version jugée plus favorable, Washington quittera bien sûr l'Alena. Le président américain est certes revenu sur son propos, mais pour mieux insister: il veut que les autres pays payent plus, et les Etats-Unis toujours moins.