Понедельник, 11 Декабря, 2017

Le Premier ministre libanais retire sa démission

Saad Hariri revient sur sa démission du poste de premier ministre du Liban Liban: Saad Hariri est revenu sur sa démission
Manon Joubert | 06 Декабря, 2017, 00:28

A l'occasion du premier Conseil des ministres, qui s'est tenu ce mardi, le Premier ministre, un temps démissionnaire, a officiellement retiré sa démission.

Quelques semaines après sa démission surprise, le premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa décision.

Les formations politiques avaient mis la dernière main à ce texte lundi et ce, quelques jours après une série de concertations avec les principaux pôles politiques du pays afin de persuader M. Hariri de revenir définitivement sur sa démission, qu'il avait gelée le 22 novembre dernier à son retour au Liban.

Après la présentation de sa démission à Ryad, de nombreux Libanais ont craint que Saad Hariri ne soit détenu contre son gré en Arabie Saoudite.

Soucieux d'éviter une crise politique dans un tel moment de tension, les élus chrétiens, sunnites et chiites, tentaient depuis de trouver un compromis au conseil des ministres qui permettrait de convaincre Saad Hariri de rentrer et de demeurer en fonction.

Le 4 novembre à Riyad, le Premier ministre libanais avait invoqué l'ingérence du Hezbollah et de l'Iran, grand rival régional de l'Arabie saoudite, dans les conflits de la région pour justifier sa décision.

" Toutes les composantes politiques (du gouvernement) décident de se dissocier de tous les conflits, disputes, guerres ou affaires intérieures des pays arabes frères, afin de préserver les relations économiques et politiques du Liban ", a ajouté Saad Hariri.

"Nous voyons comment la région [moyen-orientale] est en train de bouillir et nous devons être conscients que tout faux pas pourrait entraîner le pays vers un dangereux précipice", a poursuivi le Premier ministre libanais, selon un communiqué séparé dont l'AFP a obtenu copie. Il avait notamment évoqué la Syrie, où son camp soutient l'opposition alors que le Hezbollah combat aux côtés de l'armée syrienne, et le Yémen, où Riyad mène une coalition militaire contre les rebelles chiites houthis.