Понедельник, 11 Декабря, 2017

Le gouvernement maintiendra la revalorisation automatique — Smic

Voir les Voir les
Manon Joubert | 08 Декабря, 2017, 02:02

La rémunération moyenne d'un non-cadre atteignait ainsi 1.579 euros brut en 2017, contre 1.565 euros il y a un an, soit environ 7% au-dessus du salaire minimum (Smic).

Le gouvernement s'est dit mardi "attaché " au principe d'une progression automatique du Smic, écartant une proposition du groupe d'experts sur le salaire minimum qui suggère de revenir sur ce principe, suscitant de vives critiques chez les syndicats.

Cette hausse de 0,9%, après 0,7% en 2016, cache d'importantes disparités.

Jugeant "nécessaire " de "réformer " la formule de calcul du Smic, le groupe d'experts préconise deux options: indexer le Smic sur l'inflation seulement ou "supprimer toute règle d'indexation obligatoire ".

"Le smic est un outil peu efficace pour lutter contre la pauvreté", font valoir ces économistes, pour qui une hausse du smic n'a que peu d'effet sur le revenu des ménages les plus modestes, dont la situation est selon eux plus la conséquence de la faiblesse de leur temps de travail que du salaire horaire.

Le Smic est une pierre angulaire de notre modèle social français.

Toutefois, le gouvernement n'enterre pas le rapport pour autant.

Dans son rapport annuel au gouvernement et aux partenaires sociaux, le groupe d'experts consulté chaque année depuis 2008 avant chaque revalorisation du smic préconise une remise à plat des règles de revalorisation. Chargé d'éclairer le gouvernement et la commission nationale de la négociation collective, prévue le 18 décembre, sur l'évolution du Smic, le groupe d'experts a transmis la semaine du 4 décembre aux partenaires sociaux son rapport.

Le résultat ne s'est pas fait attendre, ajoute ce syndicat, qui estime que retenir ses propositions serait "serait une faute économique et sociale lourde de sens, accentuant l'image d'un gouvernement des riches". Il se compose notamment des économistes Andrea Garnero (OCDE), Isabelle Méjean (Crest) et Marie-Claire Villeval (CNRS). "Dynamiter le Smic est une atteinte grave et dangereuse contre des millions de travailleurs dans le pays", souligne-t-elle. Cette année, s'il constate une "embellie" de l'économie française, celle-ci est "d'une ampleur moindre que celle observée dans l'environnement économique immédiat de la France".

Selon le nouveau rapport des experts, la prochaine revalorisation du Smic, programmée au 1er janvier 2018, devra également se borner "aux mécanismes légaux de revalorisation ".

L'Etat n'a plus accordé de coup de pouce depuis juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande. Le ministère du travail devrait faire connaître sa décision d'effectuer ou non coupe de pouce d'ici le 20 décembre, a-t-il précisé.