Mercredi, 17 Octobre, 2018

L'animateur des "Z'amours" Tex débarqué après une blague sexiste

L'humoriste Tex ne présentera plus le jeu Tex viré des Z'Amours, Anne Roumanoff s'insurge : "Il n'est pas Bertrand Cantat"
Max Fresnel | 19 Décembre, 2017, 04:27

Viré des "Z'amours", une émission qu'il présentait depuis 17 ans après une blague sur les violences faites aux femmes, Tex s'exprime pour la première fois. C'est incroyable. Je suis en train d'encaisser le coup.

Le 30 novembre, Tex, invité dans l'émission de Julien Courbet "C'est que de la télé" sur C8, avait plaisanté sur la violence conjugale en déclarant: "Les gars vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir? Mais si on ne peut plus être très maladroit, et que l'on se fait virer du jour au lendemain, c'est quand même un peu bizarre d'autant plus que ça fait longtemps qu'ils cherchaient quelqu'un d'autre", a-t-il affirmé en soulignant que l'excuse de la blague était juste "un prétexte". Si l'humoriste reconnaît que la plaisanterie de son confrère était "pourrie, nulle et machiste", elle critique la manière de procéder de France 2. Tex n'est pas Bertrand Cantat! Des humoristes tels que Jean-Yves Lafesse, Anne Roumanoff ou Stéphane Guillon ont déjà pris la défense de l'animateur.

C'est l'incompréhension la plus totale pour Tex.

Selon France 2, "le public a manifesté très clairement son mécontentement depuis plusieurs mois face à certaines de ses déclarations humoristiques à l'antenne". De perdre vos entrées sur France 2? Mais France 2 ne va néanmoins pas arrêter l'émission! "Vous faire défoncer par le Nouvel Ordre Moral?", a-t-il écrit, provoquant ses confères. Dans un tweet, publié vendredi, l'humoriste dénonce le "retour de la censure". "A aucun moment on ne se dit que Coluche fait l'apologie du viol", faisant allusion à une blague de l'humoriste: "Monique je l'ai violée, je ne porte pas plainte".

Bérengère Krief a elle aussi commenté l'éviction de Tex au micro des "Grandes Geules" sur RMC. Invitée des Grandes Gueules, la jeune femme a jugé disproportionnée cette sanction.