Понедельник, 11 Декабря, 2017

" "Erdogan juge " nécessaire " un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale

LA JORDANIE S'ACTIVE AVANT LE DISCOURS DE TRUMP SUR JÉRUSALEM Mise en garde du Hamas avant une décision de Trump sur Jérusalem
Manon Joubert | 04 Декабря, 2017, 00:30

Ce communiqué a été publié peu après que la presse américaine a rapporté vendredi que le président Donald Trump envisageait de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et qu'il pourrait faire une déclaration dans ce sens dès mercredi.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants étrangers - dont les présidents français Emmanuel Macron et turc Recep Tayyip Erdogan - " pour leur expliquer les dangers que comporterait toute décision de transférer l'ambassade (américaine) à Jérusalem ou de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël", a indiqué son conseiller diplomatique, Majdi al-Khalidi. Théoriquement, selon le département d'Etat américain, le président doit décider d'ici lundi s'il renouvelle, comme l'ont fait tous ses prédécesseurs et lui-même une première fois en juin, une clause dérogatoire à la loi qui impose, depuis 1995, d'installer l'ambassade à Jérusalem.

Abou-Ali a souligné qu'une telle décision reviendrait à donner à Israël le feu vert pour continuer à enfreindre les résolutions internationales et à occuper les terres palestiniennes, et a appelé Washington à agir comme un "intermédiaire impartial" dans le processus de paix. - Silence radio - Les Etats-Unis risquent de se "disqualifier" en tant que médiateurs, a prévenu le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat, tandis que les islamistes du Hamas ont menacé d'une "nouvelle Intifada".

L'Autorité palestinienne a mis en garde, vendredi 1er décembre, contre toute tentative visant à nier les droits des Palestiniens sur Jérusalem dont la partie orientale, annexée depuis 1967, est appelée à être la capitale d'un futur Etat palestinien.

Le conflit israélo-palestinien, qui dure depuis plusieurs décennies, a éclaté lorsque l'Etat d'Israël a été créé en 1948 avec l'appui de l'Occident, en occupant notamment des territoires palestiniens. Mais son vice-président Mike Pence, qui ira à Jérusalem mi-décembre, a réaffirmé cette semaine que le transfert était "sérieusement" envisagé.

La question du statut de Jérusalem est liée au processus de paix, qui est au point mort depuis des années.

Jérusalem, disputé par Israéliens et Palestiniens, n'est jusqu'à présent pas reconnu comme la capitale d'Israël par la communauté internationale. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit également s'y adresser ce matin par le biais d'un message vidéo.