Mardi, 14 Août, 2018

Erdogan appelle à reconnaître Jérusalem comme "capitale de la Palestine"

Netanyahu n'est «pas impressionné» par les déclarations des leaders musulmans à Istanbul Erdogan appelle à reconnaître Jérusalem comme "capitale de la Palestine"
Manon Joubert | 15 Décembre, 2017, 01:09

"Nous proclamons Jérusalem-Est capitale de l'État de Palestine et appelons les autres pays à reconnaître l'État de Palestine et Jérusalem-Est occupée comme sa capitale", ont-ils écrit dans un communiqué publié à l'issue du sommet de l'OCI.

La secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Mounia Boucetta prend part à ce sommet extraordinaire de l'OCI consacré, essentiellement, à l'examen des répercussions de la reconnaissance par les États-Unis d'Amérique d'Al-Qods comme capitale d'Israël et d'y transférer sa mission diplomatique. Benyamin Netanyahou a réagi à cette déclaration.

Déjà, lors de la réunion urgente convoquée vendredi dernier, après l'annonce de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël, par le président américain Donald Trump, les Etats-Unis s'étaient retrouvés totalement isolés au Conseil de sécurité, tous les autres membres ayant critiqué à des degrés divers cette décision. "Vous n'êtes pas sans savoir, Excellence, l'extrême importance que revêt la ville d'Al-Qods non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les fidèles des trois religions célestes".

La mesure américaine a provoqué des manifestations dans plusieurs pays du Proche-Orient et des violences dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem.

M. Trump a "offert Jérusalem comme cadeau" au "mouvement sioniste", "comme s'il lui offrait une des villes américaines", a estimé M. Abbas dans un discours à l'ouverture du sommet. Il a qualifié la décision américaine de " grand crime " qui a pour conséquence de déposséder les États-Unis de leur rôle de " médiateur impartial " dans le processus de paix entre la Palestine et l'État hébreu.

Le monde musulman est profondément divisé et plusieurs pays, comme l'Arabie saoudite, tentent de cultiver de bons rapports avec l'administration Trump sur fond d'hostilité commune envers l'Iran. Quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a déclaré qu'il n'était "pas impressionné" par ces déclarations.