Mercredi, 19 Septembre, 2018

Des parents demandent "des excuses" de l'Etat — Drame de Millas

Drame de Millas : l'état veut garantir une meilleure prise en charge des victimes
Mickael LaFromboise | 25 Décembre, 2017, 03:11

Des parents, qui ont perdu leur enfant dans cet accident, ont en effet dénoncé, auprès de France info, la façon dont les moments d'attente, qui ont suivi l'annonce de l'accident, ont été gérés. Marjorie et Fabien, les parents de Loïc, ont ainsi appris, après des heures d'attente à Millas puis à Perpignan, que leur fils est mort et se trouve à Montpellier.

Plusieurs parents d'enfants décédés dans le drame de Millas s'indignent de la gestion de l'accident par l'État. "C'est inhumain, c'est inadmissible", lâche, en colère, la mère du collégien.

De plus, la douleur n'a cessé d'être ravivée suite aux nombreux messages qu'elle et son conjoint ont reçus après le drame. Comme ces textos du collège, indiquant que son fils était absent de l'établissement. "Vous imaginez ce qu'on peut ressentir?", déplore-t-il. Vous imaginez ce qu'on peut ressentir", décrit-il avant d'ajouter: "Le lendemain, j'en ai reçu un autre. Ils exigent des excuses de l'Etat, lui reprochant une mauvaise gestion de l'événement, mettant en avant une succession de maladresses. Aujourd'hui, les parents souhaitent que des leçons soient tirées pour améliorer la prise en charge des familles. Les familles ont l'intention de créer une association pour faire face ensemble au cours des prochains mois et des prochaines années. "Les familles se sont retrouvées complètement seules", indique à BFMTV leur avocate Jehanne Collard. "L'annonce a été brutale, sans compassion". Au-delà du mal qu'elles vivent, elles ont l'impression d'avoir été maltraitées, et qu'à aucune minute elles n'ont eu la reconnaissance de leur souffrance. Pour autant, elles ne sont ni prises en charge, ni accompagnées pour se rendre à Montpellier où ont été transférées les victimes.

Vendredi, Elisabeth Pelsez, déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, s'est rendue à Saint-Féliu-d'Avall, village dont sont originaires toutes les victimes de la catastrophe de Millas, pour leur garantir la "meilleure prise en charge" ainsi qu'à leurs familles, dans la durée. De son côté, le maire de la commune, Robert Taillant, a précisé que les proches des victimes "seront reçues mardi après-midi à la mairie" afin d'aborder les questions de l'indemnisation d'urgence, du soutien psychologique, de l'organisation du retour au collège, etc.