Понедельник, 11 Декабря, 2017

Corée du Nord: La Russie s'oppose aux États-Unis

Trump annonce de nouvelles sanctions majeures contre la Corée du Nord Moon et Trump s'engagent à amener Pyongyang au dialogue à travers sanctions et pression
Manon Joubert | 02 Декабря, 2017, 00:38

"Couper l'approvisionnement en pétrole, c'était l'arme la plus efficace la dernière fois que les Nord-Coréens sont venus à la table des négociations", a plaidé le ministre en recevant son homologue allemand Sigmar Gabriel qui a, de son côté, annoncé une réduction du personnel diplomatique allemand à Pyongyang pour renforcer la "pression" contre ses ambitions nucléaires.

Réagissant à l'appel de Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations-Unis, de rompre les relations diplomatiques avec la Corée du Nord, Peskov dira: " vous savez, rompre les liens (avec la Corée du Nord) est la chose la plus facile à faire. Mais désormais pour ce dernier, " l'émissaire chinois, qui vient rentrer de Corée du Nord, semble n'avoir eu aucun impact sur le petit homme-fusée ".

"Difficile de croire que son peuple et son armée supportent de vivre dans des conditions aussi horribles", a-t-il ajouté, soulignant que la Russie et la Chine avaient condamné le tir de missile, le plus sophistiqué lancé à ce jour par Pyongyang.

D'autres pays sont aussi inquiets parce que la Corée du Nord a testé récemment une bombe ultra-puissante très dangereuse.

Un missile balistique nord-coréen de portée intermédiaire l’ICBM Hwasong-12 est présenté avant le lancement
Un missile balistique nord-coréen de portée intermédiaire l’ICBM Hwasong-12 est présenté avant le lancement

La Russie a, elle, été plus ferme. Une initiative qui ne fera que provoquer Pyongyang et à laquelle Moscou n'adhère pas.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé jeudi que les moyens de faire pression sur la Corée du Nord en utilisant des sanctions économiques avaient été épuisés.

"Les Américains doivent expliquer à chacun d'entre nous ce qu'ils cherchent à accomplir: s'ils veulent trouver un prétexte pour détruire la Corée du Nord, que ce soit dit directement, et que ce soit confirmé par le haut-commandement américain", a encore déclaré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le dernier tir nord-coréen, à une altitude inédite, constitue un camouflet pour Donald Trump qui avait assuré que le développement de telles capacités "n'arriverait pas". Mais les spécialistes estiment que la Corée du Nord est au moins sur le point de développer une capacité de frappe intercontinentale opérationnelle.