Samedi, 23 Juin, 2018

Combien ça coûte de réserver le gîte d'Emmanuel Macron à Chambord ?

Le salon du gîte loué par Emmanuel Macron. DR CHâteau de Chambord Le salon du gîte loué par Emmanuel Macron. DR CHâteau de Chambord
Max Fresnel | 26 Décembre, 2017, 00:38

Les services de la présidence française ont simplement confirmé que "le président et son épouse (Brigitte) passent le week-end à titre privé dans le Loir-et-Cher, à proximité du château" de Chambord, "sur les deniers personnels du président de la République".

Emmanuel Macron a critiqué dimanche les "esprits chagrins" qui ont vu un symbole monarchique dans son week-end près du château de Chambord, ancienne demeure de François 1er, où il a célébré un "Noël avant l'heure" en famille.

De quoi calmer ses détracteurs?

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est ironiquement dit "content" qu'Emmanuel Macron "soit allé à Chambord parce que ça donne de lui une image monarchique qui me semble correspondre à l'idée qu'il se fait de lui-même".

"Il ne faut pas tomber dans cette espèce d'esprit chagrin qu'ont beaucoup qui voudraient voir toujours des symboles", a déclaré le président de la République. "C'est une histoire de nature où on réconcilie l'attachement à la nature et à la biodiversité et la tradition de la chasse".

Selon La Nouvelle République, Emmanuel Macron, arrivé vendredi soir à Chambord, y a rencontré les présidents des fédérations départementales des chasseurs qui participaient à une battue de régulation de sangliers. Tout a été réglé par Emmanuel et Brigitte Macron, sauf la sécurité, extrêmement présente aux alentours du château.

"C'est un coût raisonnable que peut se payer un président de la République qui veut faire plaisir à sa famille", a-t-il conclu. Le chef de l'Etat a loué un gîte près du château de Chambord, dans le Loir-et-Cher.

L'après-midi précédant ce dîner familial, Brigitte Macron avait promis à ses petits-enfants qu'elle se rendrait avec eux au ZooParc de Beauval, non loin de Chambord, pour saluer Yuan Meng, bébé panda qu'elle avait baptisé au début du mois, elle qui en est la marraine. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Richard Ferrand a tenté de clore le débat, estimant dimanche sur RTL qu'il ne "casse pas trois pattes à un canard".