Vendredi, 20 Juillet, 2018

Vingt-cinq ans de prison requis contre le "tireur de Libération"

25 ans de réclusion criminelle requis au procès du tireur de Lib Verdict ce soir aux assises de Paris pour Abdelhakim Dekhar, le “tireur de Libé”
Manon Joubert | 25 Novembre, 2017, 00:19

Une peine de 25 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi contre Abdelhakim Dekhar, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Abdelhakim Dekhar avait été finalement interpellé, à demi conscient après avoir avalé des médicaments, le 20 novembre dans les Hauts-de-Seine.

Il y a tout juste trois ans, l'accusé avait fait irruption au siège de la chaîne d'info BFM-TV armé d'un fusil à pompe, sans toutefois en faire usage puis avait aussitôt disparu. Il avait également tiré, le même jour, sur les locaux de la Société générale à la Défense, près de Paris. Pendant cinq jours, la police avait traqué cet individu, qualifié alors d'"ennemi public numéro 1 ".

Dans ses réquisitions, l'avocat général a considéré que l'accusé avait voulu tuer " par dépit social ".

Selon le système judiciaire, Abdelhakim Dekhar a agi par "dépit social" et par "rancoeur" envers la société. "Il est resté dans la revendication, la rancœur", a mis en avant le magistrat, en s'appuyant sur la conclusion d'une psychologue.

Abdelhakim Dekhar, un homme de 52 ans qui se présente comme un "intellectuel", s'est plusieurs fois emporté en parlant politique pendant son procès, évoquant aussi bien la colonisation de l'Algérie que la crise de la sidérurgie dans l'est de la France, les banlieues, etc. En 1998, il avait été condamné dans un autre dossier criminel lié aux milieux de l'ultragauche. Il était soupçonné d'être "le troisième homme " de l'équipée de deux membres de cette mouvance, Florence Rey et Audry Maupin, qui s'était achevée par une fusillade au cours de laquelle trois policiers, un chauffeur de taxi et Maupin avaient été tués en 1994.