Lundi, 20 Novembre, 2017

Renault confirme l'achat de 10% des actions cédées par l'Etat

Renault L'Etat français cède 4,73% du capital revient à 15,01 Renault: l'Etat vend les actions acquises en 2015
Napoleon Lievremont | 04 Novembre, 2017, 00:20

Au terme de cette opération, l'État reste le principal actionnaire de Renault, avec 15,01 % des parts à l'issue de la transaction. L'Etat n'a jamais communiqué officiellement leur coût d'achat en avril 2015 et annonce une plus-value: "Le bilan patrimonial pour l'Etat de cette opération fait apparaître une plus-value de plus de 55 millions d'euros sur l'acquisition de ces 14 millions de titres réalisée en avril 2015", précise un communiqué de l'Agence des participations de l'Etat. Interrogé sur ce sujet le 6 octobre dernier lors de la présentation du plan stratégique de Renault, Carlos Ghosn avait souligné qu'une des raisons de cette situation était l'attentisme lié à la vente annoncée de ce bloc d'actions important détenu par l'Etat. C'est ce qu'a indiqué l'Agence des participations de l'Etat (APE).

L'acquisition de titres Renault avait déclenché une crise en 2015 entre Nissan et le gouvernement français, avant un compromis encadrant l'influence de l'Etat au sein de Renault.

Cette cession s'inscrit dans un ambitieux programme de cessions d'actifs pour 10 milliards d'euros, annoncé en juillet par le ministre des Finances, Bruno Le Maire, afin de financer un fonds destiné à l'innovation de rupture, promis par Emmanuel Macron pendant la campagne. Mais l'État s'était engagé à les revendre dans les deux ans.

En avril 2015, M. Macron avait décidé de faire monter l'Etat au capital de Renault en passant de 15,01% à 19,74% afin d'imposer en assemblée générale l'application de la "loi Florange" qui récompense les actionnaires de long terme par des droits de vote double. Contre l'avis du PDG, du conseil d'administration et du partenaire japonais de l'alliance Renault-Nissan, dans laquelle le français détient 43,4 % du constructeur nippon et celui-ci 15 % de l'ex-Régie nationale.

Lors de cette opération, Renault, dans le cadre de son programme de rachat d'actions, a acquis 1 400 000 titres qui seront ultérieurement proposés aux salariés et anciens salariés du groupe.