Lundi, 20 Novembre, 2017

Merck condamné à donner l'ancienne formule du Levothyrox — France

Levothyrox: les ministres Agnès Buzyn et Bruno Le Maire visés par une plaintePlus Levothyrox: les ministres Agnès Buzyn et Bruno Le Maire visés par une plaintePlus
Marie-Paule Arceneaux | 15 Novembre, 2017, 00:52

De son côté, Merck rappelle dans un communiqué que " depuis octobre, en coordination avec l'ANSM (et le Ministère de la Santé) ", la mise à disposition d'Euthyrox (le Levothyrox ancienne formule) et d'alternatives thérapeutiques " a permis de servir l'ensemble des patients munis d'une prescription médicale conforme ".

Le juge des référés a condamné le laboratoire Merck à faire machine arrière et à délivrer que la version précédente du médicament.

La justice française a condamné mardi le laboratoire pharmaceutique allemand Merck à fournir "sans délai le produit ancienne formule" du Levothyrox, un médicament très répandu contre l'hypothyroïdie, à des patients du sud-ouest de la France qui l'ont réclamé.

C'est une première décision de justice qui devrait faire date dans une affaire complexe. Elle pense "qu'il va y avoir des répercussions".

Il y a quelques jours, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Toulouse avait été saisi par un collectif de patients victimes de la nouvelle formule du Levothyrox, un médicament qui soigne les troubles de la thyroïde. "Les patients devront simplement se faire remettre une attestation du pharmacien s'il n'est pas en mesure de leur fournir le produit", a encore déclaré Me Lévy.

Le 8 novembre, à l'audience, la première civile en France, le juge s'était transporté dans une pharmacie à proximité du tribunal pour constater l'absence de l'ancienne formulation du Levothyrox.

Ce sont 25 des 90 plaignants, qui souffraient "de graves troubles " après avoir pris une nouvelle formulation du Levothyrox, qui obtiennent ainsi satisfaction, le tribunal infligeant à Merck une astreinte de 10.000 euros par jour par infraction constatée. "De quoi traiter 20 000 patients", affirme-t-il. "Où était donc l'urgence d'aller prendre une ordonnance en référé d'heure à heure pour 25 d'entre eux?", s'est demandé le PDG de Merck France, en annonçant son intention de faire appel du jugement de Toulouse.