Vendredi, 19 Octobre, 2018

L'immense projet d'un corridor entre l'Asie et l'Europe — Poutine à Téhéran

Президент РФ В. Путин провел встречу с членами Совета по развитию гражданского общества и правам человека Poutine évoque le pardon mutuel à l’approche du 100e anniversaire de la révolution Sputnik. Mikhail Klimentiev
Manon Joubert | 03 Novembre, 2017, 00:33

Ce mercredi 1er novembre 2017, Vladimir Poutine est allé voir, à Téhéran, le gratin des dirigeants de la République islamique pour des dossiers clés: la Syrie, l'accord sur le nucléaire iranien et la consolidation des liens économique entre les deux pays, rapporte l'AFP.

Outre Hassan Rohani le président iranien, Poutine a également rencontré l'ayatollah Khamenei.

"La visite de M. Poutine a, par ailleurs, eu lieu au lendemain de l'annonce par le Trésor américain de nouvelles directives mettant en œuvre une loi promulguée en août et instituant de nouvelles sanctions contre la Russie et l'Iran, deux pays que ce texte législatif qualifie d'" adversaires de l'Amérique ".

Selon l'agence Irna, le général Valéri Guerassimov, chef d'état-major des Forces armées russes, a précédé Vladimir Poutine à Téhéran pour discuter, hier matin, avec son homologue iranien, le général Mohammad Bagheri, de "la Syrie et de la lutte contre le terrorisme". V. Poutine a en effet affirmé avoir discuté de ce " problème " avec M. Rohani. Depuis quelques années, Téhéran et Moscou ont opéré un net rapprochement à la faveur d'intérêts géopolitiques communs.

La dernière visite de Vladimir Poutine à Téhéran, en novembre 2015, avait été l'occasion d'afficher une entente parfaite entre la Russie et l'Iran sur la question syrienne. Les trois chefs d'Etat ont affirmé leur volonté d'intensifier leur coopération, notamment dans le domaine énergétique. Les médias iraniens ont ainsi annoncé que Téhéran a déjà signé des protocoles d'accords avec des sociétés russes en vue de l'exploitation de 10 gisements de pétrole.

Alors que l'Iran était au ban des nations, la Russie a accepté au milieu de la décennie 1990 de reprendre le contrat de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud) abandonné par l'Allemagne.

La Russie et l'Iran sont les principaux soutiens étrangers aux autorités de Damas face aux différents groupes rebelles, et parrainent, avec la Turquie, des négociations se concentrant sur les aspects militaires, humanitaires et techniques pour tenter de mettre un terme à la guerre en Syrie.

Selon une source officielle iranienne, MM. La dernière édition de ces négociations s'est achevée mardi à Astana sans avancée tangible. Les présidents ont discuté durant ce sommet du projet de construction d'un tronçon de chemin de fer d'environ 170 km reliant l'Iran à l'Azerbaïdjan.