Jeudi, 19 Juillet, 2018

Liban: Saad Hariri suspend sa démission

Liban : le Premier ministre démissionnaire Saad Hariri de retour à Beyrouth Le premier ministre libanais Saad Hariri suspend sa démission
Manon Joubert | 26 Novembre, 2017, 01:06

Le Premier ministre démissionnaire Saad Hariri est retourné au Liban.

De retour mardi 21 novembre à Beyrouth après un bref exile en Arabie Saoudite suivi d'une visite éclaire à Paris et au Caire, Saad Hariri s'est entretenu mercredi avec le président libanais Michel Aoun. Il a par la suite séjourné durant 3 jours avec sa famille à Paris grâce à l'intervention du président Macron.

"J'ai accepté cette requête", a dit M. Hariri.

Depuis la démission surprise de son Premier ministre, le 4 novembre, le Liban vit au rythme des coups de théâtre géopolitiques déclenchés par la décision de Saad Hariri.

Elle aurait également affirmé que outre le soutien qu'elle apporte à l'armée libanaise et aux agences chargées de la sécurité, l'UE soutiendra les élections parlementaires qui se tiendront au printemps.

M. Aoun avait refusé jusqu'à présent d'accepter la démission de M. Hariri, la tradition voulant que celle-ci soit remise en main propre et sur le sol libanais. La démission d'un Premier ministre à partir d'un sol étranger est sans précédent dans l'histoire du Liban. S'il craint pour sa vie, le Premier ministre sunnite conteste la mainmise du Hezbollah sur le pays, le parti chiite.

Il a notamment appelé à éloigner le Liban des conflits qui déchirent le Moyen-Orient en respectant "une politique de distanciation", allusion claire aux interventions du mouvement Hezbollah, membre de son gouvernement, dans des guerres régionales, notamment la Syrie.

Plus tôt à Beyrouth, le chef du gouvernement était apparu aux côtés de M. Aoun et du chef du Parlement Nabih Berri dans une tribune pour assister à la parade militaire de la fête de l'Indépendance, 74 ans après la fin du mandat français au Liban.

"Nous sommes ouverts à tout dialogue, toute discussion dans le pays", a affirmé lundi 20 novembre le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a semblé adopter un ton conciliant.

M. Aoun s'est également adressé à la Ligue arabe, qui a accusé le Hezbollah "de financer et d'entraîner des groupes terroristes" dans des pays arabes. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.