Mercredi, 14 Novembre, 2018

Le Hezbollah, "un Etat dans un Etat" — Liban

Emmanuel Macron a accueilli le premier ministre libanais Saad Hairiri à l’élysée samedi. Bertrand Gay  AFP Emmanuel Macron a accueilli le premier ministre libanais Saad Hairiri à l’élysée samedi. Bertrand Gay AFP
Manon Joubert | 21 Novembre, 2017, 00:45

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré lundi qu'il attendait le retour au Liban du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri qui se trouve actuellement en France.

"Nous sommes ouvert à tout dialogue, toute discussion dans le pays", a souligné Hassan Nasrallah.

Pour expliquer sa décision, Saad Hariri avait évoqué des menaces de mort contre sa personne et avait accusé l'Iran et son allié, le Hezbollah, d'entretenir l'instabilité au Moyen-Orient.

À travers leur chef Hassan Nasrallah, le Hezbollah a également nié tout lien avec un missile tiré vers Ryad depuis le Yémen.

"Nous n'avons jamais envoyé d'armes au Yémen, à Bahreïn ou au Koweït", a-t-il dit.

Rappelons que réunie d'urgence dimanche au Caire, la Ligue arabe a discuté de l'ingérence de l'Iran dans les affaires des pays de la région. Le tir de ce missile, intercepté près de la capitale saoudienne, a été revendiqué par les rebelles chiites Houthis, qui luttent au Yémen contre une coalition militaire emmenée par l'Arabie saoudite.