Lundi, 20 Novembre, 2017

" "L'Arabie saoudite appelle ses ressortissants à quitter " immédiatement " le Liban

La démission du Premier ministre Saad Hariri crée un risque de nouveau blocage du dossier des hydrocarbures offshore au Liban La démission du Premier ministre Saad Hariri crée un risque de nouveau blocage du dossier des hydrocarbures offshore au Liban
Manon Joubert | 10 Novembre, 2017, 00:21

Jeudi, le parti a appelé Saad Hariri à revenir au Liban, affirmant que sa présence est nécessaire pour "rétablir la dignité et le respect du Liban au pays et à l'étranger".

Le Courant du Futur, le parti politique présidé par Saad Hairiri, a exigé, dans un communiqué lu à la télévision, le retour au Liban de celui qu'il désigne toujours comme " le Premier ministre du gouvernement libanais ".

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui est l'une des personnalités les plus puissantes du Liban, a laissé entendre que M. Hariri était retenu en Arabie saoudite contre sa volonté et que le royaume avait peut-être forcé sa démission. Dans la soirée, c'était au tour des Émirats arabes unis de recommander à leurs ressortissants de ne pas se rendre sur le territoire libanais. Et ce, dans la foulée d'une opération anticorruption ordonnée par le prince héritier Mohamed ben Salmane, qui s'est soldée, le même jour que la démission d'Hariri, par l'interpellation de plusieurs dizaines de princes et de ministres saoudiens.

Suite à la démission du Premier ministre libanais, l'Arabie saoudite a appelé ses ressortissants à quitter le Liban.

Saad Hariri, dont l'épouse et les enfants vivent en Arabie saoudite, n'a pour l'heure donné aucun indice sur un possible retour au Liban. Il accuse le mouvement armé Hezbollah et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban et dit craindre pour sa vie.

Une source au ministère des Affaires étrangères, citée par l'agence officielle SPA, a également appelé les Saoudiens à ne pas se rendre au Liban, en évoquant sans autre précision " la situation " dans ce pays.

Selon Reuters qui cite une source gouvernementale autorisée à Beyrouth, "le Liban considère que Saad Hariri, qui a annoncé à la surprise générale sa démission du poste de Premier ministre, est en état d'arrestation en Arabie saoudite".