Lundi, 11 Décembre, 2017

La porcelaine de Limoges enfin protégée par une "Indication géographique"

La porcelaine de Limoges protégée par une Des employés de la manufacture de porcelaine JL Coquet à Saint-Leonard-de-Noblat près de LimogesMEHDI FEDOUACH
Napoleon Lievremont | 24 Novembre, 2017, 01:07

L'IGP "Porcelaine de Limoges" a été accordée par l'institut national de la propriété industrielle.

Pour pouvoir porter le nom de "porcelaine de Limoges", la pâte, le moulage, la cuisson et la décoration de la porcelaine devront être effectués en Haute-Vienne, précise l'INPI. ll s'agit de limiter les contrefaçons et les abus comme les porcelaines estampillées "de Limoges", alors que seule la pâte vient du Limousin.

Quatre ans ont été nécessaires pour parvenir à un consensus entre les 47 membres de l'association "Indication géographique Porcelaine de Limoges" qui devient de fait la garante du cahier des charges.

L'indication géographique va permettre aux fabricants de porcelaine d'apposer un signe sur leurs produits indiquant au consommateur qu'il est 100% "Made in Haute-Vienne". "Cependant, la contrefaçon ne va malheureusement pas s'arrêter du jour au lendemain, prévient le président de l'Union des fabricants de la porcelaine de Limoges, mais nous disposons aujourd'hui d'outils juridiques, ce qui n'était pas le cas jusque-là", observe-t-il. Ce label protégera désormais la production des porcelainiers de Limoges et de la Haute-Vienne. L'indication géographique permettra, selon l'INPI, de "pérenniser la fabrication de la porcelaine de Limoges dans le département de la Haute-Vienne afin de préserver les manufactures locales, les savoir-faire, les compétences et les emplois" mais aussi "valoriser la production française sur notre territoire, notre industrie et ses savoir-faire comme de réels atouts commerciaux". Cela fait seulement depuis 2015, et l'entrée en vigueur de la loi consommation, que les produits manufacturés ont le droit d'obtenir une indication géographique protégée. Parmi elles, le granit de Bretagne, le savon de Marseille ou la pierre de Bourgogne. D'autres filières ont déposé leur dossier à l'INPI dans l'espoir de décrocher leur IGP.