Lundi, 20 Novembre, 2017

Donald Trump évoque "des progrès" — Corée du Nord

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Manon Joubert | 08 Novembre, 2017, 00:14

Séoul a acheté pour 36.000 milliards de wons (32 milliards de dollars) d'armes américaines au cours de la dernière décennie, dont quatre drones RQ-4 Global Hawk et 40 chasseurs furtifs F-35. "Oui, je vois certaines choses bouger", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec son homologue sud-coréen.

La Corée du Nord a effectué un sixième essai nucléaire en septembre, son plus puissant à ce jour.

Alors qu'il a été en contact régulier avec M. Abe tout au long des épisodes d'essais de missiles par la Corée du Nord, il n'avait pas parlé à M. Moon pendant plus de 24 heures après un second test de missile balistique intercontinental de Pyongyang en juillet.

De l'autre côté de la Zone démilitarisée (DMZ), située à quelques dizaines de kilomètres seulement de Séoul, la Corée du Nord a d'ores et déjà donné le ton: par la voix du journal du parti unique, le Rodong Sinmun, elle a qualifié M. Trump de "vieil homme fou de la Maison Blanche".

"Je pense que nous faisons beaucoup de progrès", a-t-il poursuivi sans donner de précisions, mais en affirmant que son homologue chinois Xi Jinping - qu'il ira rencontrer mercredi dans son pays - avait "été vraiment très, très utile".

Il a rencontré, avec son épouse Melania, l'empereur et l'impératrice. Ce geste de déférence avait valu à Barack Obama en 2014 les foudres des conservateurs américains. "Ils adorent les gens de ce pays". La surenchère verbale et des échanges d'insultes entre le président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un ont également contribué à la montée des tensions.

Pyongyang avait avoué en 2002 de tels enlèvements destinés à former des espions nord-coréens à la langue, la culture et les coutumes japonaises.

Avant que Donald Trump ne prenne la parole sur l'estrade installée sur la base aérienne de Yokota, le premier ministre japonais Shinzo Abe avait expliqué qu'il considérait cette visite comme une occasion de renforcer leurs liens, basés sur "l'amitié et la confiance".

Lors d'un échange de toasts avant le dîner qui marquait la fin de cette visite, les deux hommes ont rivalisé d'amabilités.

"Personne, aucun dictateur, aucun régime et aucune nation ne devrait, jamais, sous-estimer la détermination de l'Amérique", avait-il lancé, dans une allusion à peine voilée à la Corée du Nord dont le programme nucléaire avance à grands pas. Avant d'ajouter au sujet du président américain: "Ses bombes rhétoriques disent tout". Il participera ensuite aux sommets de l'Apec au Vietnam et de l'Asean à Manille et a annoncé dimanche prévoir aussi de rencontrer au Vietnam le président russe Vladimir Poutine dont il souhaite "l'aide sur la Corée du Nord". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.