Понедельник, 11 Декабря, 2017

Allemagne : le glyphosate refroidit les relations entre Merkel et les sociaux-démocrates

Le glyphosate crispe le gouvernement Le vote sur le glyphosate plonge l'Allemagne dans une nouvelle crise politique
Manon Joubert | 30 Ноября, 2017, 21:14

Le vote de l'Allemagne en faveur de la prolongation de la licence pour 5 ans du glyphosate, lundi, a déclenché une tempête politique outre-Rhin et pourrait à terme menacer la constitution d'un gouvernement de coalition.

En Allemagne, la décision unilatérale du ministre a déclenché une polémique qui tombe particulièrement mal: elle survient au moment où les conservateurs d'Angela Merkel tentent de convaincre les sociaux-démocrates du SPD de s'allier à eux pour former un nouveau gouvernement.

C'est le ministre allemand de l'Agriculture, Christian Schmidt (CSU), qui a donné, lundi, l'accord du gouvernement allemand pour le prolongement de cinq ans, de l'autorisation de l'herbicide controversé employé par Mosanto au sein de l'UE.

Lors des précédents votes, Berlin s'était abstenu car le ministère de l'Environnement, dirigé par les sociaux-démocrates, était lui opposé au renouvellement de l'herbicide et en opposition sur ce point avec celui de l'Agriculture.

Recevant mardi, Le ministre allemand de l'Agriculture Christian Schmidt, la chancelière allemande a insisté qu'"un tel incident" ne devait "pas se répéter".

" Il s'agit d'une manoeuvre sans précédent ", a critiqué la présidente du groupe parlementaire social-démocrate, Andrea Nahles, évoquant " une rupture de confiance massive ".

La CDU, la CSU et le SPD doivent se voir jeudi et décider s'ils reprennent les négociations en vue d'une grande coalition.

Deux mois après les législatives qui n'ont pas permis de dessiner une majorité claire, la chancelière et son gouvernement n'assurent actuellement que les affaires courantes. Sa décision est à mettre en relation avec le fait que la CSU (qui pèse 6 % des voix), bousculée par l'extrême droite Afd, a durci son discours et ferraille de plus en plus avec la chancelière.

De son côté, Angela Merkel a indiqué mardi que le choix annoncé "ne correspondait pas à la position sur laquelle le gouvernement s'était mis d'accord". "Nous ne sommes pas responsables" du vote de l'Allemagne, a martelé un porte-parole du ministère, Stephan Gabriel Haufe, interrogé par l'AFP.