Vendredi, 15 Décembre, 2017

Voies sur Berges : la piétonisation n'a pas eu d'impact significatif selon Airparif

Selon le rapport d’Airparif la piétonnisation des voies sur berge à Paris n’a pas eu d’incidence majeure sur la pollution de l’air ZOOM Selon le rapport d’Airparif la piétonnisation des voies sur berge à Paris n’a pas eu d’incidence majeure sur la pollution de l’air. Uli Deck dpa Ap
Manon Joubert | 11 Octobre, 2017, 00:29

Un an après la fermeture à la circulation d'une partie des voies sur berge dans le centre de Paris, l'organisme Airparif a rendu mardi 10 octobre ses conclusions sur les effets sur la pollution de l'air de cette mesure controversée. Notamment vers la gare de Lyon, le quai Célestin ou encore les boulevards de Sébastopol et Saint Germain. La piétonnisation de la rive droite de la Seine, mis en place il y a un an, n'a pas permis d'améliorer la qualité de l'air de manière sensible. Mais dans le même temps, les niveaux de dioxyde d'azote restent "au-dessus des valeurs réglementaires, comme pour beaucoup d'axes routiers dans l'agglomération parisienne".

Le suivi de la qualité de l'air a été assuré par l'organisme indépendant Airparif, qui a réalisé deux campagnes saisonnières: une en période hivernale, publiée en mars dernier, et une en période estivale.

Les mesures montrent également "une légère dégradation autour des carrefours dans cette zone et à l'est, dès la fin de la zone piétonnière", et des impacts "perceptibles sur quelques itinéraires de report". Dans l'ensemble, cette initiative n'a eu "aucun impact significatif sur l'exposition des populations à la pollution de l'air, à la hausse ou à la baisse", affirme Frédéric Bouvier, le directeur de l'association.

Airparif estime la hausse du niveau de dioxyde d'azote à 15% "en sortie de la zone piétonne", au niveau du quai Henry IV et le long du quai de Bercy.

Pas d'effet "significatif" sur l'ensemble de la capitaleLa mairie a salué le fait que "la piétonnisation de la rive droite n'a pas eu d'effet négatif sur la qualité de l'air" et qu'"au contraire, les niveaux de pollution dans la zone concernée ont baissé jusqu'à 25%". Selon Airparif, 77,7 milliards de kilomètres sont parcourus chaque année en Ile-de-France et la voie Georges-Pompidou "représente 0,16% du kilométrage francilien".

Le désaccord entre les élus parisiens et la région Île-de-France se prolonge sur un autre sujet: celui de la création d'un bus à haut niveau de service sur les quais hauts.