Dimanche, 19 Novembre, 2017

Un second tour Weah-Boakai se profile

Présidentielle au Libéria : des résultats partiels placent l'ancien footballeur George Weah en tête Wenger s'avance un peu trop en félicitant Weah… pas encore élu président du Liberia
Manon Joubert | 16 Octobre, 2017, 00:19

En effet, si George Weah est l'un des 20 candidats à la présidence du Liberia, et surtout l'un des deux favoris avec le vice-président sortant Joseph Boakai, le résultat du scrutin d'il y a deux jours était toujours attendu jeudi soir, et des sondages appuyés par des indiscrétions émanant de la commission électorale faisait plutôt état d'un probable deuxième tour qui pourrait opposer justement opposer dans les semaines à venir, George Weah et Joseph Boakai.

Quelque 1,55 million de suffrages ont déjà été dépouillés, pour un taux de participation moyen de 74,5%, a précisé le président de la NEC, Jerome Korkoya.

Les 18 autres candidats sont largement distancés.

Charles Brumskine arrivait alors en troisième position avec près de 10 pour cent des voix. Les résultats officiels sur la totalité des bulletins devraient être connus au plus tard le 25 octobre prochain, selon la Commission électorale.

Mais attention, George Weah n'est pas le président élu, n'en déplaise à son ancien entraîneur, Arsène Wenger, qui l'a félicité, lors d'une conférence de presse, pour sa victoire. Les électeurs se sont déplacés en masse pour voter.

"Au Liberia, personne ne peut me battre!" Les législatives ne comportent qu'un seul tour, mais les résultats complets n'en étaient pas encore connus dimanche. Mardi, la présidente sortante, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats de six ans, a estimé que le Liberia était "prêt pour la transition", la première d'un dirigeant élu à un autre dans ce pays "depuis trois générations".

Pour convaincre ses concitoyens de lui accorder leurs voix, le père du jeune attaquant parisien Timothy Weah (17 ans) Timothy Weah a mis en avant l'éducation et la formation professionnelle pour redresser économiquement un pays ravagé par la guerre civile entre 1989 et 2003 et l'épidémie d'Ebola par la suite.