Lundi, 23 Octobre, 2017

Trump veut mettre le feu au Moyen-Orient — Nucléaire iranien

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 6 octobre 2017 Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 6 octobre 2017
Manon Joubert | 14 Octobre, 2017, 00:13

Les États-Unis s'opposeront au "monde entier", et pas seulement à l'Iran, s'ils sortent de l'accord sur le nucléaire iranien, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani, alors que son homologue américain Donald Trump s'apprête à dénoncer cet accord signé en 2015.

Depuis son arrivée au pouvoir, il y a neuf mois, Donald Trump n'a de cesse de fustiger l'accord nucléaire iranien, conclu en en juillet 2015 sous le mandat de son prédécesseur, qui en avait fait une priorité de son mandat.

Le président américain Donald Trump a appelé vendredi le Congrès à durcir l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, sans pour autant aller jusqu'à le "déchirer" comme il l'avait promis en campagne.

Concrètement, cela signifie que Donald Trump refuse de "certifier" le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

"Dans l'éventualité où nous ne serions pas capables de trouver une solution en travaillant avec le Congrès et nos alliés, alors l'accord prendrait fin".

Le président américain est très isolé sur ce dossier: Téhéran bien sûr, mais aussi tous les autres signataires de ce texte historique - Moscou, Pékin, Paris, Londres et Berlin - avaient par avance mis en garde contre un retour en arrière aux conséquences imprévisibles.

"Le président a pris une décision concernant la stratégie globale sur l'Iran".

Les Gardiens de la révolution "ont détourné de vastes parts de l'économie iranienne et saisi les dotations religieuses pour financer la guerre et le terrorisme à l'étranger", a-t-il accusé, sans toutefois allé jusqu'à les désigner comme un "groupe terroriste".

"Les trois dirigeants ont affirmé dans le communiqué qu'ils restent "fermement attachés" à l'accord sur le nucléaire irannien" et "à sa mise en œuvre totale par toutes les parties", et que "la préservation du Plan d'action est dans notre intérêt de sécurité nationale partagé".

"Cet accord n'est pas un accord bilatéral, ce n'est pas un traité international", a-t-elle expliqué.

De leur côté, les détracteurs de l'accord espéraient qu'une non-certification soit déclarée.

Similairement, le ministère des Affaires étrangères russe a critiqué la décision de Donald Trump, déclarant dans un communiqué que la menace et la rhétorique agressive n'avaient pas leur place dans la diplomatie et que ces méthodes étaient vouées à l'échec.

"Je félicite le président Trump pour sa décision courageuse d'affronter le régime terroriste iranien", a affirmé Benjamin Netanyahou dans une vidéo diffusée en anglais peu après le discours du président américain.