Samedi, 21 Octobre, 2017

Trump recadre Tillerson, qui voulait négocier avec "Rocket Man" — Corée du Nord

Donald Trump à Washington le 29 septembre 2017 Donald Trump à Washington le 29 septembre 2017
Manon Joubert | 02 Octobre, 2017, 00:25

Ce dimanche, le président des États-Unis a demandé à son secrétaire d'État d'arrêter de chercher à discuter avec le régime autoritaire.

Certes, l'objectif déclaré de ces entretiens est de préparer la première visite de Donald Trump en Chine, prévue en novembre dans le cadre d'une tournée asiatique. Dans ce contexte international tendu, les Etats-Unis comptent sur la Chine, traditionnel allié de Pyongyang et son principal et quasi unique partenaire commercial, pour faire pression sur son voisin.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson va se rendre en Chine à la fin de la semaine pour évoquer la crise nucléaire avec la Corée du Nord, a annoncé mardi le département d'Etat. Souhaitant visiblement donner des gages de bonne volonté avant l'arrivée du chef de la diplomation américaine, Pékin a ordonné jeudi la fermeture des entreprises nord-coréennes établies en Chine. Elle s'est aussi engagée à limiter drastiquement ses exportations de pétrole vers la Corée du Nord.

"Nous posons des questions".

Les principaux tirs de missiles par la Corée du Nord en 2017
Les Etats-Unis assurent être en contact avec la Corée du Nord pour jauger sa volonté de dialoguer

Les Etats-Unis ont "des canaux de communication" avec la Corée du Nord mais le régime de Pyongyang n'a montré aucun signe d'intérêt pour un dialogue sur son programme nucléaire et de missiles balistiques.

"Nous pouvons leur parler, nous leur parlons", a martelé le chef de la diplomatie américaine "Nous sondons (le régime de Kim Jong-Un), donc restez attentifs", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont répété à plusieurs reprises ne pas écarter "l'option militaire" contre la Corée du Nord, le président Donald Trump brandissant même la menace d'une "destruction totale" de ce pays.

Cette deuxième visite de Tillerson à Pékin se fait alors que les harangues entre le président américain et son homologue nord-coréen prennent une tournure chaque jour plus inquiétante.

Peu avant ces propos du responsable américain, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait émis samedi de nouvelles insultes à l'encontre de Donald Trump, le qualifiant de "vieux psychopathe" en "mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l'Amérique en océan de flammes".