Lundi, 20 Novembre, 2017

REACTIONS à la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne

EN VIDEO- Indépendance de la Catalogne Rajoy Catalogne : Emmanuel Macron apporte son "plein soutien" à Mariano Rajoy
Mickael LaFromboise | 29 Octobre, 2017, 01:55

"J'ai un interlocuteur en Espagne, c'est le Premier ministre Rajoy (.) Il y a un Etat de droit en Espagne, avec des règles constitutionnelles".

Dans un communiqué publié en début de soirée, le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian exprime lui son "inquiétude" face aux développements de la situation en Catalogne.

"Le gouvernement allemand ne reconnaît pas cette déclaration d'indépendance", a déclaré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, ajoutant que Berlin soutenait la position "claire" de Mariano Rajoy qui vise à ramener l'ordre et le calme. "Il y a un État de droit en Espagne avec des règles constitutionnelles, (Mariano Rajoy) veut les faire respecter et il a mon plein soutien", a-t-il ajouté.

La France "ne reconnaît pas la déclaration d'indépendance que le parlement catalan vient d'adopter ", a ajouté le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

"Elle est fondée sur un vote (ndlr, le référendum du 1er octobre) qui a été déclaré illégal par les tribunaux espagnols", poursuit le 10, Downing Street. "Pour l'Europe, l'Espagne, la Catalogne, nous sommes avec le gouvernement espagnol", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Rajoy a annoncé les mesures au terme d'un conseil extraordinaire du cabinet qui s'est tenu dans sa résidence, au Palacio de la Moncloa, et qui avait pour objet de décider comment appliquer l'article 155 de la Constitution espagnole. "Si l'Espagne a le droit de s'opposer à l'indépendance, le peuple de Catalogne doit avoir la capacité de déterminer son propre avenir".

L'Union européenne "n'a pas besoin d'autres fissures, d'autres fractures", a réagi de son côté le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L'Allemagne espère ainsi "que toutes les parties en présence privilégient le dialogue afin que la situation se détende". Dans sa proclamation d'indépendance, le parlement catalan précise porter "à la connaissance de la communauté internationale et des autorités de l'Union européenne la constitution de la République" et sa volonté de négocier. Des demandes qui devraient donc rester lettre morte. "Les Etats-Unis jouissent d'une grande amitié et d'un partenariat durable avec notre allié de l'Otan, l'Espagne", ajoute la porte-parole, soulignant que les Etats-Unis et l'Espagne "coopèrent étroitement pour faire progresser (leurs) priorités économiques et de sécurité communes".

Les Etats-Unis avaient déclaré un peu plus tôt soutenir "l'unité" de l'Espagne, après la déclaration d'indépendance du Parlement de Catalogne, dans un communiqué du département d'Etat.