Lundi, 23 Octobre, 2017

Les centrales nucléaires belges vulnérables face à un attentat, selon Greenpeace

La centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes le 10 mai 2017 La centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes le 10 mai 2017
Manon Joubert | 11 Octobre, 2017, 00:28

Plus largement, les centrales nucléaires sont-elles une cible privilégiée des terroristes? Dans ces piscines, le combustible nucléaire usé est stocké et refroidi.

Se basant sur la catastrophe de Fukushima, les experts estiment qu'un accident similaire sur les installations évoquées dans ce rapport aurait un impact affectant potentiellement dans un rayon de 75 à 150 km plusieurs millions de personnes.

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Les 7 experts, des spécialistes en sûreté nucléaire, en sécurité, en radioprotection ou encore en économie, ont planché pendant 18 mois sur le sujet. Sept exemplaires complets de l'étude seront remis par le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, à des hauts fonctionnaires en charge des questions de défense et sécurité notamment au sein du gouvernement. "Ces bassins de refroidissement sont de grandes piscines où les barres de combustible sont entreposées pour les refroidir après avoir été utilisées dans le réacteur", lit-on sur le site de Greenpeace. Pour soutenir leurs propos, Greenpeace sort un rapport d'experts indépendants. Il y a trop d'inconnues sur ce type de cible, le terroriste ne peut jamais être certains d'atteindre les bâtiments les plus sensibles d'un site nucléaire avec un avion ou un missile, ni du sens du vent qui peut possiblement écarter les nuages radioactifs des bassins de population, poursuit-il.

Aujourd'hui, "la nature de la menace a radicalement basculé avec les attentats du 11 septembre 2001: une organisation criminelle détachée de tout Etat peut disposer d'une capacité d'agression non couverte par les dispositions de conception initiales des installations nucléaires". "L'initiative de l'ONG était " d'identifier les failles de sécurité et d'alerter les pouvoirs publics et l'exploitant: "EDF" , qui exploite les 19 centrales françaises, sur " le danger que cela représente " en cas d'attaque terroriste. Elle doit impérativement prendre en main ce problème de sécurité en effectuant les travaux nécessaires pour sécuriser les piscines d'entreposage du combustible usé, " déclare Yannick Rousselet, Chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, dans un communiqué de presse. Les structures abritant ces piscines de stockage sont dotées de murs avoisinant les 30 cm d'épaisseur, dont 2 à 3 cm sont composés de tôle métallique. Le problème serait une histoire d'argent.En effet, selon les experts du rapport, le renforcement des 62 piscines de refroidissement et des 58 réacteurs coûterait "entre 140 et 222 milliards d'euros, soit entre trois et cinq fois ce qu'EDF a prévu de dépenser pour prolonger la durée de vie des centrales", a estimé le Parisien.