Mercredi, 14 Novembre, 2018

Le discours d'Emmanuel Macron devant les forces de l'ordre

Emmanuel Macron discute avec des policiers le 28 septembre 2017 à Lyon Macron va fixer mercredi le cap en matière de sécurité
Manon Joubert | 19 Octobre, 2017, 00:58

A l'Elysée, devant les cadres, le président de la République a déroulé pendant une heure et demie son projet pour lutter contre la délinquance et le terrorisme durant son quinquennat.

Il a précisé qu'il ne prendrait " pas la décision de déférer cette loi", définitivement adoptée ce mercredi, " devant le Conseil constitutionnel ", comme l'a suggéré l'ex-Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve pour ce texte qui suscite des craintes d'atteintes aux libertés. Des plans d'action seront établis par les préfets dans leur département " impliquant "de nombreux autres services de l'État " pour "prévenir les menaces et mettre en place des organisations pour identifier les comportements les plus à risques", en coopération "étroite avec les magistrats ", a précisé le chef de l'État". Il a, par ailleurs, indiqué que " 13 attentats ont été déjoués depuis le début de l'année " en France avant d'ajouter que l'état d'urgence "était efficace au début mais ne suffit plus à déjouer certains attentats ". Le chef de l'Etat a assuré que celle-ci " n'est pas le retour à la police de proximité " instaurée par Lionel Jospin puis supprimée par Nicolas Sarkozy, qui assurait également des missions de prévention. Elle sera expérimentée sur une quinzaine de sites.

"Dès lundi prochain, un large cycle de consultations sera engagé par le ministre" de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Nice n'a pas été retenue parmi les villes expérimentales. Ainsi, la réunion du comité interministériel, prévu pour le mois de décembre, devra arrêter "le nouveau plan national contre la radicalisation, en dressant une liste des territoires qui feront l'objet d'une surveillance spécifique ". De son côté David Leveau secrétaire régional d'Unité SGP Police FO estime qu'"en ayant affaire à la population directe, on récupère énormément d'informations qui permettent de résoudre énormément d'affaires car quand il y a des relations de confiance entre la population et la police, les langues se délient". Le président de la République est attendu au tournant, ce mercredi 18 octobre, concernant la réforme des forces de l'ordre qui se dévoile sur fond de menace terroriste persistante et grogne policière.