Vendredi, 15 Décembre, 2017

La ville de Paris envisage d'interdire les voitures à essence dès 2030

Anne Hidalgo maire de Paris Anne Hidalgo maire de Paris
Napoleon Lievremont | 13 Octobre, 2017, 00:51

" Dans le cadre de l'élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial, la Ville de Paris va inscrire un objectif de fin du diesel sur son territoire en 2024 et de l'essence en 2030 ", a confirmé la maire de Paris ce jeudi midi dans un communiqué.

Après les voitures diesel, la mairie de Paris compte bien s'attaquer aux voitures essences.

Le projet a été annoncé ce mercredi 11 ocotbre devant les 70 représentants des différents groupes politiques, lors du comité de pilotage du plan climat de Paris.

" Nous avons planifié cette sortie des véhicules thermiques " parce que " le temps presse tout simplement ", a expliqué Christophe Najdovski, maire-adjoint de Paris chargé des transports et de l'espace public.

Les voitures à essence ne pourraient plus entrer à Paris en 2030.

Depuis plusieurs mois, la Mairie de Paris prend les questions environnementales très au sérieux.

Dans la lignée de la volonté du gouvernement français de mettre un terme à la vente de voiture à diesel et essence pour 2040, la capitale anticipe et souhaite mettre en place le même type de mesure sur des délais plus proches. Anne Hidalgo veut croire que cela se fera naturellement grâce au "développement des véhicules électriques" ainsi qu'au renforcement de "l'offre de transport".

D'après une étude menée par l'organisme Santé publique France en 2016, la pollution de l'air serait la 3ème cause de mortalité en France. Après avoir fermé à la circulation les voies sur berge rive droite et, depuis le 1er juillet, interdit la circulation entre 8h et 20h dans Paris aux véhicules de plus de 20 ans ainsi qu'aux voitures diesel immatriculés avant 2001, la mairie de Paris multiplie les mesures à l'encontre des voitures pour améliorer la qualité de l'air dans la capitale. Le plan climat vise à réduire la place de l'automobile dans la ville de Paris. Débattu en novembre prochain par le Conseil de Paris, l'interdiction n'est pas du goût de tous.