Samedi, 21 Octobre, 2017

La police ferme des bureaux de vote, le président régional déterminé — Catalogne

La police dégage l’entrée d’un bureau de vote à Barcelone. 5,3 millions de votants sont attendus aux urnes AFP La police dégage l’entrée d’un bureau de vote à Barcelone. 5,3 millions de votants sont attendus aux urnes
Manon Joubert | 03 Octobre, 2017, 01:10

Bien que les autorités espagnoles n'épargnent aucun effort pour empêcher la tenue du référendum en Catalogne, des urnes et des bulletins de scrutin ont été mis en place dans certains bureaux de vote, indiquent les utilisateurs des réseaux sociaux et les médias. "Les agents continuent leur déploiement en Catalogne", affirme le ministère espagnol, photo à l'appui, dans un tweet envoyé à 9h00.

Dans le même temps, la Garde civile est intervenue au centre de télécommunications du gouvernement régional, coupant les connexions avec les bureaux de vote, les systèmes informatiques de comptage des voix et un logiciel qui aurait permis "un vote en ligne sur une page web", a poursuivi M. Millo. A Barcelone, les manifestations se sont succédé. La charge s'est produite alors que des manifestants assis barraient le passage aux policiers qui quittaient le bureau de vote.

Selon les services régionaux de santé, il y aurait au moins 91 blessés.

La police a chargé des manifestants et tiré avec des balles en caoutchouc devant des bureaux de vote dans le centre-ville de Barcelone.

Pourtant ce matin, les policiers semblaient plus observer la situation comme à Barcelone, devant le lycée Escuela Vedruna de Gracia, deux Mossos d'Esquadra (policiers régionaux catalans) ont ainsi fendu la foule qui avait afflué au petit matin. Ils ont alors demandé qui était le "responsable", une question suivie d'un silence de mort... puis une clameur: "Tous!".

EN DIRECT - Référendum en Catalogne - De nouvelles charges de la police à Barcelone auraient fait au moins 38 blessés - Des urnes et des bulletins de vote ont été saisis
La police ferme des bureaux de vote, le président régional déterminé — Catalogne

Lors d'un entretien avec l'AFP samedi Carles Puigdemont avait évoqué "un moment grave", confirmant qu'en cas de victoire du oui il y aurait des "décisions politiques" qui pourraient déboucher sur une déclaration d'indépendance.

D'autres témoins à Barcelone ont rapporté des scènes similaires dans trois quartiers différents. "Ne donnez pas d'indices", peut-on lire dans un message sur Twitter.

La police espagnole a pris de fortes mesures de sécurité dès le matin.

Le gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy refuse de laisser cette riche région du nord-est de l'Espagne décider seule de son avenir depuis 2012, quand cette revendication a été formulée pour la première fois. Malgré tout, ils n'ont pas réussi à empêcher totalement les votes des Catalans.

Les 7,5 millions de Catalans sont divisés à parts presque égales entre partisans et adversaires de l'indépendance.