Lundi, 23 Octobre, 2017

La Française Audrey Azoulay prend la tête de l'Unesco

Le logo de l'UnescoBERTRAND GUAY Le logo de l'UnescoBERTRAND GUAY
Manon Joubert | 14 Octobre, 2017, 00:22

Selon Jeune Afrique, Audrey Azoulay aurait notamment profité du désistement de l'Egypte.

Le CV d'Audrey Azoulay a certes de sérieux atouts. Lors du voage officiel de François Hollande en Israël elle faisait partie de sa délégation.

La désignation d'Azoulay à ce poste doit être soumise à l'approbation des 195 Etats membres de l'UNESCO le 10 novembre, lors de la 39ème session de la Conférence générale de l'Organisation qui se réunira du 30 octobre au 14 novembre. L'organisme, créée en 1945 suite aux dégâts et aux massacres de la Seconde guerre mondiale, sera donc dirigé par une Française, alors que l'usage en aurait voulu autrement. Au terme de ce score serré, la franco-marocaine Audrey Azoulay, bat son rival qatari Hamad Ibn Abdulaziz Al-Kawari.

Ces deux candidates étaient arrivées ex aequo jeudi soir, avec 18 suffrages chacune, derrière le candidat qatari (22 voix) qui fait la course en tête depuis le début du processus de sélection, lundi.

Ce scénario inédit a contraint l'Unesco, dont le siège est à Paris, à organiser une sorte de vote intermédiaire pour départager les deux candidates.

La nouvelle DG de l'UNESCO, qui succédera à la Bulgare Irina Bokova après 2 mandats de 4 ans à la tête de l'Organisation, entrera en fonction le 15 novembre.

Mais Washington n'a pas non plus caché que sa décision était liée à " ses inquiétudes concernant l'accumulation des arriérés à l'Unesco " au budget de laquelle les Etats-Unis ont suspendu leur contribution financière régulière il y a six ans.

A noter que cette semaine de vote à l'UNESCO a été marquée par les retraits des Etats-Unis et d'Israël en signe de contestation de l'admission récente de la Palestine.

La décision américaine a néanmoins été une "triste nouvelle" ou un motif de "regret", voire de "déception", à Paris, à Moscou, dans les instances dirigeantes de l'ONU et de l'Unesco, mais aussi dans les milieux culturels et universitaires américains.