Mercredi, 13 Décembre, 2017

La compagne du tueur de Las Vegas s'inquiétait pour sa santé mentale

Joueur invétéré: les dernières semaines du tueur de Las Vegas Associated Press
Manon Joubert | 07 Octobre, 2017, 00:25

L'attaque a fait 58 morts et près de 500 blessés.

Dans une déclaration lue mercredi par son avocat à Los Angeles, elle a certifié qu'elle ne connaissait le tueur que comme un homme avec qui elle imaginait son avenir.

Pourtant, selon CBS, la compagne du tireur, Marilou Danley, a indiqué aux enquêteurs qu'avant de quitter les Etats-Unis pour les Philippines, elle était préoccupée par la santé mentale de ce dernier.

Sa compagne a expliqué s'être inquiétée que "ce voyage inattendu puis l'argent ait été une manière de rompre" avec elle, mais n'avoir jamais soupçonné que son compagnon "planifiait des violences contre quiconque".

Agée de 62 ans, elle est rentrée à Los Angeles mardi soir "sachant que le FBI et la police de Las Vegas voulaient (lui) parler". "Je suis sûre qu'elle ne sait rien, comme nous".

D'après la police, Stephen Paddock a tiré pendant dix minutes sur les 22.000 spectateurs du festival en plein air Route 91 Harvest, depuis le 32e étage de l'hôtel Mandalay Bay. Il l'a envoyée au loin.

"Nous essayons de comprendre ses motivations", a admis le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo lors d'une conférence de presse, précisant que les entretiens avec l'ex-femme de Stephen Paddock ou son frère n'avaient pas ouvert de piste.

Selon le Las Vegas Review Journal, Stéphane Paddock s'est vu prescrire une ordonnance pour un anxiolytique - un type de valium - en juin.

Les enquêteurs ont aussi révélé que l'auteur de la tuerie était millionnaire et fréquentait souvent les casinos de Las Vegas où il pariait des sommes très importantes, rapporte Libération. Selon TMZ, le tireur de Las Vegas aurait réservé deux chambres à l'hôtel Blackstone, donnant sur un parc au cœur de Chicago où s'est organisé le grand festival début août.

Comme à chaque fusillade de masse, le débat sur l'encadrement des ventes d'armes à feu a été relancé, plusieurs voix démocrates réclamant haut et fort un débat de fond et des initiatives législatives fortes. "Clairement, c'est quelque chose sur laquelle nous devons nous pencher", a déclaré le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan. "Vous devez dire: "Trop c'est trop", a lancé d'un ton solennel la sénatrice Dianne Feinstein, toute habillée de noir.