Lundi, 20 Novembre, 2017

Intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Cattenom

Opération « coup de poing » à Cattenom menée par Greenpeace Intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Cattenom
Napoleon Lievremont | 15 Octobre, 2017, 01:03

"Ces actions font suite au rapport d'experts indépendants du nucléaire, remis aux autorités cette semaine, qui révèle que les piscines d'entreposage du combustible usé ne sont pas protégées face aux risques d'attaques extérieures", assure l'ONG. Contrairement à la cuve et au circuit primaire, celles-ci n'ont pas été protégées par une enceinte de confinement lors de la construction des réacteurs. Cette action symbolise l'inquiétante vulnérabilité des piscines de combustible usé face à des risques d'actes malveillants. Selon leurs conclusions, les parois des piscines larges de 30 cm n'y résisteraient pas.

"Nos centrales sont-elles des passoires?" . Et ceci dans le but de " dénoncer la fragilité et l'accessibilité de ces bâtiments pourtant chargés de radioactivité " comme l'explique FranceInfo. Des militants de Greenpeace ont pénétré sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Lorraine), mais ont été "stoppés" par les gendarmes avant la "zone nucléaire", ont indiqué l'ONG et EDF sur Twitter ce jeudi. Sur le réseau social, les militants affirment quant à eux avoir tiré un feu d'artifice "au pied de la piscine de combustible usagé".

"Piscines en carton": accident nucléaire! .

La centrale EDF a reconnu officiellement que les militants étaient sur le site de Cattenom, mais qu'ils avaient été stoppés par les forces de l'ordre. Le site est immense et bien plus grand que celui de Fessenheim, dans lequel Greenpeace s'est déjà introduit. Avec deux options privilégiées: soit déplacer les piscines de refroidissement dans des bâtiments mieux protégés, soit construire autour d'elles une vraie structure protectrice, à l'instar de ce qui a été fait sur l'EPR, le réacteur nouvelle génération en construction à Flamanville dans la Manche.