Lundi, 23 Octobre, 2017

Inquiétante explosion des cas dans le monde — Obésité infantile

Ph. kate_sept2004 Ph. kate_sept2004
Marie-Paule Arceneaux | 14 Octobre, 2017, 01:09

En 40 ans, le nombre de jeunes obèses est passé de 11 à 174 millions.

Un constat très inquiétant, alors que l'obésité provoque des risques accrus de maladies chroniques, telles que le diabète, et de maladies cardiovasculaires. Aucune région du monde n'est épargnée par le phénomène. La Polynésie et la Micronésie ont enregistré les taux d'obésité les plus élevés chez les enfants l'année dernière, 25,4% chez les filles et 22,4% chez les garçons, suivies des "régions anglophones à revenu élevé " comprenant les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande et la Grande-Bretagne. Environ 0,9% des garçons et 0,7% des filles étaient obèses en 1975. Dans les deux cas, c'est la malnutrition qui est en cause.

Chez les adultes, les femmes sont plus touchées (390 millions en 2016, contre 69 millions en 1975) que les hommes (281 millions aujourd'hui, contre 32 millions en 1975).

En 1975, on estimait à 11 millions le nombre d'enfants et d'adolescents obèses sur la planète. Ces données indiquent une lente diminution depuis 2000 - sauf en Asie du Sud et du Sud-Est et en Afrique du centre, de l'Est et de l'Ouest. En 2016, ils étaient 192 millions jeunes en sous-poids modéré ou sévère. Les deux tiers de ces jeunes en sous-poids habitent en Asie du Sud-Est, notamment en Inde. La tendance actuelle inquiète: si elle se poursuit, le nombre des enfants et des adolescents obèses sera supérieur à celui des enfants souffrant d'une insuffisance pondérale modérée ou grave d'ici 2022, expliquent les scientifiques.

À lire: Faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé? . "(.) Mais nos données montrent que la transition de l'insuffisance pondérale vers le surpoids de l'obésité peut se produire rapidement", avertit le Pr Majid Ezzati de l'Imperial College de Londres, qui a coordonné leurs travaux.

Cette obésité, qui touche particulièrement les familles pauvres, est due au fait que les aliments sains comme les fruits, les légumes ont un coût plus élevé que ceux à forte teneur énergétique mais qui n'apporte pas de bons nutriments.