Mardi, 19 Septembre, 2017

Trois mois avec sursis pour l'agresseur de Nathalie Kosciusko-Morizet

L'agresseur avait été placé en garde à vue durant 48 heures L'agresseur avait été placé en garde à vue durant 48 heures. Image AFP
Manon Joubert | 08 Septembre, 2017, 00:53

Vincent Debraize, 55 ans, maire sans étiquette de Champignolles (Eure), a écopé, jeudi 7 septembre, de trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende pour l'agression de l'ex-députée Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 juin dernier, durant la campagne des législatives.

C'est un peu moins que les réquisitions du procureur.

Les avocats de la défense avaient requis 4 mois de sursis, et 1 500 € d'amende.

De leur côté, les avocats de Vincent Debraize avaient initialement plaidé la relaxe, jugeant les fait reprochés au maire de Champignolles, contestables.

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Elle distribuait des tracts lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années s'en était emparé pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de "bobo de merde". Finalement, NKM avait été battue au second tour, le 18 juin, par le candidat LREM Gilles Le Gendre.

Vincent Debraize, qui avait été placé en garde à vue pendant 48 heures après s'être rendu à un commissariat deux jours après l'incident, a pour sa part répété à plusieurs reprises n'avoir "à aucun moment touché" l'ex-ministre. "Nathalie Kosciusko-Morizet a très mal vécu tout cela et elle est aujourd'hui soulagée de savoir qu'elle a été entendue et qu'on a pris en considération les souffrances qu'elle a subies", a-t-il expliqué.