Samedi, 18 Novembre, 2017

SNCF : les dettes contre des réformes ?

Le président de la République Emmanuel Macron, accompagné notamment du patron de la SNCF Guillaume Pepy et du ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian le 1er juillet 2017 à la gare Montparnasse à Paris Concurrence, statut, dette : la SNCF sommée de se réformer
Napoleon Lievremont | 08 Septembre, 2017, 00:24

Le sujet est tellement sensible, que le porte-parole, Christophe Castaner, s'est dépêché de clarifier les déclarations du président.

A court terme, il a mis l'accent sur la suppression à partir de l'an prochain des régimes spéciaux de retraite, dont bénéficient notamment les cheminots.

Alors qu'Emmanuel Macron entend supprimer les régimes spéciaux des cheminots, comme il l'a laissé entendre dans un entretien donné à un journal interne de la SNCF et révélé mercredi 7 septembre par l'AFP, il peut être tout aussi intéressant de rapporter le coût annuel du régime des cheminots au nombre de Français.

'Ce qui a été acquis dans les régimes passés reste acquis et vous cotisez à un nouveau régime.

Christophe Castaner porte-parole du gouvernement quitte l'Elysée à l'issue du conseil des ministres du 6 septembre 2017
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La SNCF ploie sous une dette de 44,9 milliards d'euros pour SNCF Réseau et 7,9 milliards pour SNCF Mobilités.

En échange, il propose que l'Etat reprenne la dette de la SNCF et accentue les investissements publics vers l'entretien des lignes.

En répondant aux questions de la chaîne publique, le secrétaire général de la CGT a défendu ce régime "particulier" de retraite de la SNCF, "financé uniquement par les cheminots", qui paieraient "plus de cotisations d'ailleurs dans leur régime que ce que paient l'ensemble des citoyens sur le régime général", selon lui. S'ajoute à la future concurrence, des réformes importantes et plus précisément sur la suppression des avantages de la retraite des cheminots. Élisabeth Borne, la ministre des Transports, a assuré de son côté qu'à cette occasion, une large concertation aura lieu avec les cheminots. Il s'agissait d'une des propositions de campagne du président. Je pense que si la SNCF, avec toute la force que vous représentez, sait s'adapter, elle sera le champion (de la concurrence).

L'Europe prévoit une ouverture à la concurrence le 3 décembre 2019 pour les TER et trains d'équilibre du territoire gérés par les régions et l'Etat, et à partir du 1er janvier 2019, pour une application effective à partir de 2021, pour les TGV.