Mardi, 19 Septembre, 2017

ONU : Une huitième série de sanctions adoptée contre la Corée du Nord

Corée du Nord : Washington impose un vote lundi à l'Onu sur de nouvelles sanctions Corée du Nord : Pyongyang menace de "dompter les gangsters américains"
Manon Joubert | 13 Septembre, 2017, 00:15

Le premier projet de texte des États-Unis était à la base bien plus sévère que celui adopté hier soir.

Pour obtenir le soutien de la Chine et de la Russie, les Etats-Unis ont dû, en effet, renoncer à la mise en place d'un embargo total sur les livraisons de produits pétroliers à la Corée du Nord, qui s'annonçait comme la mesure potentiellement la plus dévastatrice pour le régime paléo-stalinien.

Après plusieurs jours de négociations intensives, l'embargo sur le gaz naturel a été gardé mais pour le pétrole, les ventes seront limitées à 500'000 barils pendant trois mois à partir du 1er octobre pour passer à 2 millions de barils à partir du 1er janvier pour une période de 12 mois. Pyongyang importe essentiellement de l'essence et du diesel de Chine, selon les Etats-Unis.

Lors des discussions, le gel des avoirs du dirigeant nord-coréen, dont Moscou ne voulait pas, a été retiré du texte. Ce n'est pas vraiment étonnant vu que la Russie fait travailler près de 35.000 expatriés nord-coréens.

Mme Zakharova a noté que la Russie a pu enlever le point sur de la déportation des travailleurs migrants, qui va à l'encontre des normes humanitaires ainsi que conserver l'exemption au régime de sanction pour l'entreprise conjointe russo-nord-coréenne à Rasŏn.

Toutes ces interdictions ne s'appliquent pas "en cas de besoins humanitaires essentiels", la Corée du Nord devant prouver que le fruit de ces échanges est destiné à la population.

Le dernier train de sanctions internationales remonte au 5 août. A titre d'exemple, il a fallu plus de dix ans de sanctions pour amener l'Iran à négocier son programme nucléaire.

Mais elles pourraient augmenter la pression sur Pyongyang à long terme.

Une semaine après le test d'une bombe H par Pyongyang, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté de nouvelles mesures de rétorsion économique contre le régime. Après le charbon, le fer, l'or, les terres rares, le plomb, les crustacés ou le poisson, les pays membres des Nations unies ont désormais interdiction d'acheter du textile nord-coréen.