Dimanche, 19 Novembre, 2017

Marlène Schiappa désavouée par la police — Harcèlement de rue

Marlène Schiappa secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes invitée de RMC et BFMTV le 12 septembre 2017 Marlène Schiappa secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes
Marie-Paule Arceneaux | 13 Septembre, 2017, 00:32

Mardi matin, sur RMC-BFMTV, la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que le gouvernement proposerait en 2018 l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Ce matin, le secrétaire d'Etat à l'égalité des femmes et des hommes, Marlène Schiappa s'est exprimée dans le même sens. "En termes de calendrier, nous serons probablement sur l'année qui arrive, 2018, probablement avec la révision de la loi bioéthique".

Actuellement réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels, la procréation médicalement assistée (PMA) sera prochainement ouverte à toutes les femmes. Cependant, ces dernières ne devraient pas se réjouir si vite car selon une source policière interrogée par franceinfo, "pour dresser une contravention, il faut que l'agent, techniquement, constate l'infraction".

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était dit "favorable" à une loi ouvrant la PMA "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires", dans un courrier aux associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans). "Il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l'année prochaine ", avait-t-elle expliqué. "Et des femmes qui sont en France, qui n'ont pas les moyens d'aller à l'étranger faire une PMA", a-t-elle poursuivi.

Il avait toutefois ajouté attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique pour "construire un consensus le plus large possible". "Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis" du Comité d'éthique, avait indiqué le porte-parole de l'exécutif, Christophe Castaner, dans la foulée. Fin juin, ce comité s'est prononcé en faveur de cette évolution. "Nous sommes prêts à mobiliser, à battre de nouveau le pavé", avertit Ludovine de La Rochère qui voit également dans cette déclaration de Marlène Schiappa, "une instrumentalisation politique pour détourner l'attention du front social".

Pour l'instant, la proposition de loi doit encore être approuvée par le parlement.