Mardi, 19 Septembre, 2017

Le Parlement fédéral vote contre le référendum d'indépendance au Kurdistan — Irak

Irak le Parlement fédéral vote contre le référendum d'indépendance au Kurdistan Le chef du Parlement irakien Salim al-Joubouri le 6 mai 2017 à Najaf en Irak
Manon Joubert | 16 Septembre, 2017, 00:54

Des sources aussi bien iraniennes que turques ont toutes répété mercredi, que des officiers supérieures des renseignements et de l'armée de ces deux pays ont rendu visite à Erbil, capitale de la région semi-autonome kurde, au couurs de ces quelques derniers jours, afin d'avertir les Kurdes de renoncer à leur organisation du vote sur l'Indépendance, prévu le 25 septembre (12 jours). Le vote a été diffusé en direct par la chaîne de télévision kurde Rudaw.

Le référendum inquiète les pays voisins, comme la Turquie ou l'Iran, qui redoutent que le référendum encourage les velléités séparatistes de leurs minorités kurdes.

Il préoccupe également Washington qui voit dans cette consultation une entrave à la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), menée conjointement par Kurdes et Arabes en Syrie par exemple.

"Nous n'avons toujours pas entendu parler d'une offre alternative au référendum du Kurdistan".

Le président kurde, qui martèle que l'indépendance est l'"unique" choix laissé aux Kurdes en l'absence d'un "partenaire" à Bagdad, s'est engagé à répondre "rapidement".

Le parlement de la région autonome du Kurdistan, en Irak, a tenu sa première réunion en deux ans. A chaque fois, les députés kurdes ont quitté la salle en signe de protestation.

En annonçant en juin avoir fixé la date du référendum, M. Barzani a envoyé le signal clair, estiment les experts, que l'Irak entrait dans une nouvelle phase. A cette occasion, les députés ont majoritairement voté en faveur de la tenue du référendum sur l'indépendance.

"Nous appelons par conséquent le gouvernement régional du Kurdistan à annuler le référendum et à entamer un dialogue sérieux et durable avec Bagdad, ce que les Etats-Unis se sont dits prêts à faciliter", dit la Maison blanche dans un communiqué.