Samedi, 18 Novembre, 2017

Laboratoire clandestin: un attentat était en projet

Fortuite la découverte du laboratoire a donné lieu à une opération antiterroriste et 3 interpellations Fortuite la découverte du laboratoire a donné lieu à une opération antiterroriste et 3 interpellations.-AFP
Manon Joubert | 11 Septembre, 2017, 00:20

Deux hommes, dont au moins un serait lié au groupe Etat islamique, et suspectés de préparer une attaque ont été mis en examen dimanche, quatre jours après la découverte fortuite de leur laboratoire clandestin à Villejuif, près de Paris, a annoncé le procureur de Paris, François Molins. Le procureur de Paris François Molins tiendra une conférence de presse immédiatement après.

Les deux suspects ont été présentés dimanche après-midi à un juge d'instruction. Âgé de 47 ans, il avait été arrêté en compagnie du propriétaire de l'appartement, le jour de la découverte, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Une information judiciaire a été ouverte contre eux des chefs d'association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes, d'atteinte aux personnes et de fabrication d'engins explosifs, détention et transport de substances ou produits explosifs, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Le TATP est un explosif artisanal instable souvent utilisé par l'organisation djihadiste État islamique lors de ses attentats.

Les enquêteurs avaient retrouvé 100 grammes de TATP prêt à l'emploi ainsi que du matériel destiné à "conditionner un colis piégé" et des produits chimiques, indiquait jeudi l'AFP. Un troisième homme, qui avait également été interpellé, a quant à lui été relâché.

Le lendemain, le 7 septembre, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait évoqué "des liens avec des zones étrangères [.] le théâtre irako-syrien". La France est frappée depuis 2015 par une vague d'attentats jihadistes ayant fait 239 morts.