Mardi, 19 Septembre, 2017

Guinée/rapatriement : les Etats-Unis mettent la pression sur le gouvernement guinéen

Les Etats Unis annonce une restriction de visas pour les officiels guinéens Trump USA restrictions de visas aux officiels guinéens
Manon Joubert | 16 Septembre, 2017, 00:31

Donald Trump le 9 juin 2017.

L'ambassade des Etats-Unis en Guinée a annoncé mercredi la suspension de l'octroi de visa aux officiels de ce pays d'Afrique de l'Ouest en raison du refus de ce dernier de coopérer au rapatriement des Guinéens en situation irrégulière sur le sol américain.

Cette décision devra certainement jouer sur la participation ou non des pays concernés par cette mesure à la 72è Assemblée générale des Nations Unies qui se tiendra dans quelques jours à New-York aux Etats-Unis. Une main tendue, mais très vite retirée, car Conakry s'est rendue compte récemment que les expulsions du gouvernement américain ne concernaient pas uniquement les Guinéens qui ont commis des crimes, ou condamnés et qui ont fini de purger leur peine aux Etats unis. Ces sanctions ont été mises en place car les autorités de ces pays respectifs refuseraient de prendre en charge les déportations de leurs ressortissants en situation illégale aux États-Unis. Or, la Guinée, l'un des pays les plus pauvres au monde, ne veut pas se retrouver avec des "rapatriés économiques".

L'ambassade des Etats-Unis en Erythrée a ainsi cessé de délivrer tout visa B (affaires ou vacances), alors que celle de Guinée a interrompu la délivrance de visas B, F, J et M "aux officiels guinéens ainsi qu'aux membres de leurs familles proches, avec quelques exceptions limitées".

Devant cette volte-face des autorités guinéennes, l'administration américaine s'est radicalisée mettant ses menaces à exécution. "Les frais de demande de visa ne seront pas remboursés", avertissent les américains.