Vendredi, 15 Décembre, 2017

Exercice militaire à la frontière irakienne — Turquie

SAFIN HAMED Erdogan parlera avec Abadi du référendum kurde en Irak
Napoleon Lievremont | 19 Septembre, 2017, 00:34

Les Kurdes d'Irak doivent voter le 25 septembre pour l'indépendance, mais pour les experts, ce référendum est plus un moyen de renégocier avec Bagdad la part des Kurdes dans l'économie et la politique que le début de la partition du pays. La Cour suprême fédérale a approuvé lundi la demande d'Abadi de considérer comme contraire à la Constitution "la sécession de toute région ou province d'Irak", a fait savoir la présidence.

La Cour suprême est chargée de régler les contentieux entre le gouvernement central de Bagdad et les régions du pays, dont le Kurdistan autonome, mais elle n'a pas la capacité à y faire respecter ses décisions, Erbil disposant de sa propre force de police. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.

L'ONU a présenté des "alternatives" à M. Barzani, qui jusqu'ici semble décidé à maintenir la pression pour renforcer sa position face à Bagdad mais aussi à ses opposants.

Massoud Barzani a lui-même convenu qu'un Oui ne mènerait pas sur-le-champ à une déclaration d'indépendance, mais permettrait plutôt l'avènement " discussions sérieuses avec Bagdad ".

Le Kurdistan a déjà élargi de fait son territoire et les peshmergas ont pris le contrôle de zones hors de ses frontières en profitant des reculs des jihadistes dans le nord.

La Maison Blanche a appelé vendredi les Kurdes à renoncer à leur référendum "provocateur" et "déstabilisateur", réaffirmant que cette consultation serait une entrave à la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Sur place, la rumeur va crescendo sur des distributions d'armes dans les différentes communautés.

Dans ce référendum à l'issue connue, le véritable enjeu n'est pas le résultat mais la participation, ont expliqué à l'AFP des responsables kurdes. Hadi al-Ameri, le chef de l'une d'elles, l'organisation Badr soutenue par Téhéran, a mis en garde contre une " guerre civile ".

Auparavant, il a été annoncé que le Président turc Recep Taiyyp Erdogan devrait rencontrer mardi son homologue français Emmanuel Macron en marge de l'Assemblée générale de l'Onu à New York pour mettre au point une initiative conjointe visant à réagir aux perspectives du référendum.